Emmanuel Macron reconduit Sébastien Lecornu comme Premier ministre
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Sébastien Lecornu dit accepter "par devoir" sa reconduction à Matignon
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Sébastien Lecornu dit accepter "par devoir" sa reconduction à Matignon
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La semaine a été longue, très longue pour le monde politique tricolore. Après un suspense qui semblait infini, le président de la République a finalement annoncé reconduire Sébastien Lecornu comme Premier ministre.
« Le président de la République a nommé M. Sébastien Lecornu Premier ministre, et l'a chargé de former un gouvernement », a indiqué l'Elysée sans aucune autre précision après de longues tractations.
Sur X, Sébatien Lecornu a dit que le nouveau gouvernement « devra incarner le renouvellement » et que « tous les dossiers évoqués » pendant les consultations seront « ouverts au débat parlementaire ».
Sa réputation d'habile négociateur a été sévèrement mise à l'épreuve ces quatre dernières semaines. Le discret Sébastien Lecornu, « moine soldat » du président Emmanuel Macron, est donc reconduit à Matignon après en avoir pourtant démissionné et mené des consultations de la dernière chance. En remettant sa lettre de démission lundi dernier, il était devenu le chef de gouvernement le plus éphémère de la Ve République. Mais dans la même journée, le président Emmanuel Macron lui avait demandé de mener « d'ultimes » négociations qui n'ont pas trouvé d'issue à la crise.
La reconduction de Sébastien Lecornu n'arrête le compte à rebours des urgences, bien au contraire. Un projet de budget est censé être déposé lundi afin que le Parlement dispose bien de 70 jours pour l’examiner, comme le prévoit la Constitution.
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Mais, a précisé ce matin Pierre Moscovici, actuel président de la Cour des comptes, sur RMC-BFMTV, ce projet devra bien être celui qui a été envoyé le 2 octobre au Haut conseil des finances publiques, qui l’a « déjà examiné » et a préparé son avis.
En l'occurrence, il s’agit donc du texte qui a été le détonateur de la crise actuelle avec le vote de défiance de l’Assemblée nationale qui a provoqué la chute de François Bayrou le 8 septembre. « Qui peut imaginer qu’en 48 heures, on peut tout refaire ? », a ainsi interrogé Pierre Moscovici.
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Ce projet de budget « ne sera pas parfait », avait d'ailleurs reconnu sur France 2 le Premier ministre démissionnaire mercredi à l’issue de ses multiples rencontres avec les partis, et « devra être débattu ».
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