« L’État doit arrêter de nous piller ! », le coup de colère d'un maire francilien sur le logement
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-Philippe Dugoin-Clément
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Jean-Philippe Dugoin-Clément
DR
LA TRIBUNE : La région Île-de-France accueille, chaque année, 50 000 nouveaux habitants, dont 10 000 de Paris, mais la construction neuve reste en panne en Île-de-France et il subsiste 1 million de demandeurs de logement social. Comment résoudre l’équation ?
JEAN-PHILIPPE DUGOIN-CLEMENT : La situation en Île-de-France est conforme à ce qui passe dans l’ensemble du pays : nous assistons à un effondrement de la production de logement. Sauf que les besoins restent extrêmement forts : la région demeure en croissance démographique, comme vous l’avez rappelé, et les jeunes sont plus nombreux qu’ailleurs avec un phénomène plus marqué de décohabitation. La crise du logement s’aggrave même à l’approche des élections municipales du fait d’une paupérisation du bloc communal. À notre échelle, nous essayons donc de mobiliser tous les acteurs, tous les financements et tous les outils comme le schéma directeur pour soutenir le recyclage urbain et la production de logements sociaux. De la même façon que nous recourons à deux établissements publics d’État présidés par la région, l’établissement public foncier (EPF) et Grand Paris Aménagement (GPA), pour accompagner les communes dans un rôle d’aménageur.
Dans le cadre de l’établissement public foncier, vous venez de voter un engagement financier de 87 millions d’euros pour créer 1 400 logements et 70 000 mètres carrés d’activités économiques…
À lire également
(Il coupe) En 2025, nous aurons acheté et cédé des terrains pour un potentiel de 6 800 à 6 900 logements et de 250 000 m² d’activités économiques. L’EPF est un outil majeur pour soutenir la production et faire face aux réalités du marché immobilier. Il est présent dans 360 communes franciliennes, à la fois en zone dense et dans les communes périurbaines voire rurales.