Croissance allemande : après la stagnation de 2025, un rebond moins fort que prévu en 2026
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Le chancelier allemand, Friedrich Merz, le 11 décembre à Berlin.
REUTERS - Liesa Johannssen
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Le chancelier allemand, Friedrich Merz, le 11 décembre à Berlin.
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L’économie allemande devrait croître encore moins que prévu en 2026, toujours affectée par la politique commerciale américaine, et cela malgré les réformes du nouveau gouvernement, après deux années de récession et une quasi-stagnation prévue en 2025, d’après les nouvelles prévisions des experts du pays.
Pour 2025, les instituts de recherche économique de Munich (Ifo) et d’Essen (RWI) ne prévoient qu’une croissance de 0,1 %, contre 0,2 % dans leurs prévisions d’automne. Avec l’IfW Kiel, ils ont également révisé à la baisse le rebond espéré pour l’an prochain : entre 0,8 et 1 % contre 1,1 à 1,3 % anticipé précédemment. « L’Allemagne est plus durement touchée par les mutations structurelles, car le secteur manufacturier, qui est le plus affecté, revêt une importance macroéconomique majeure et les changements démographiques y sont plus marqués », explique l’Ifo dans un communiqué.
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L’Allemagne pâtit depuis trois ans des prix élevés de l’énergie, de la baisse de la demande mondiale et de la concurrence grimpante de la Chine, notamment dans l’automobile, qui ont lourdement affaibli son modèle industriel exportateur. Dernier obstacle en date : la hausse des droits de douane américains qui pèse sur les exportations allemandes. Pour retrouver la croissance, le gouvernement de Friedrich Merz, au pouvoir depuis mai, a annoncé des réformes en faveur des entreprises, comprenant des allègements fiscaux ainsi qu’une baisse du prix de l’électricité en 2026 bienvenue pour les industries les plus énergivores.
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