Les Etats-Unis et Israël ont lancé une attaque massive sur l'Iran, le Conseil de Sécurité de l'ONU va se réunir
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Téhéran touché par des bombardements israélo-américain
WANA (West Asia News Agency)/Handout via REUTERS
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Téhéran touché par des bombardements israélo-américain
WANA (West Asia News Agency)/Handout via REUTERS
Donald Trump a annoncé, samedi 28 février, que les Etats-Unis avaient lancé des « opérations de combat majeures » contre l'Iran. Dans un message vidéo sur sa plateforme Truth social, il a également promis de « détruire » les capacités de missiles de la République islamique et de « réduire à néant » sa marine, assurant que l'objectif américain était d'« éliminer des menaces imminentes » causées par Téhéran. Au peuple iranien, il a lancé : « l'heure de votre liberté est à portée de main ».
Selon l'agence iranienne Tasnim, des explosions ont été entendues à Ispahan et dans plusieurs autres villes du pays. Téhéran a annoncé la fermeture de son espace aérien jusqu'à nouvel ordre, a indiqué un responsable de l'aviation civile du pays, Majid Akhavan, cité par l'agence de presse. Le pays compte répondre « fermement » aux frappes américaines et israéliennes. « De même que nous étions prêts à négocier, nous sommes aujourd'hui plus que jamais préaprés à défendre la nation irannienne », a averti le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué. Le guide iranien Ali Khamenei serait vivant « pour autant que je sache », indique le ministre iranien des Affaires étrangères.
Israël a pour sa part indiqué que les frappes israéliennes sur l'Iran visent « des cibles du régime et des sites militaires », y compris des sites de missiles balistiques, a annoncé samedi la télévision publique Kan, citant un responsable israélien. Le pays a appelé la popultion irannienne vivant proche d'installations militaires dans « tout le pays » à évacuer. Israël a fermé samedi matin son espace aérien au trafic civil, a annoncé la ministre des Transports, Miri Regev, après le lancement de frappes sur l'Iran. « En raison de développements en matière de sécurité, le ministère des Transports a ordonné au directeur de l'Autorité de l'aviation civile de fermer l'espace aérien d'Israël aux vols civils », a déclaré la ministre dans un communiqué, en demandant aux voyageurs « de ne pas se rendre dans les aéroports jusqu'à nouvel ordre ».
Le ministère de la Défense israélien a annoncé samedi matin avoir lancé une « frappe préventive » sur l'Iran alors que les sirènes d'alerte ont retenti à Jérusalem et que les habitants du pays étaient prévenus sur leurs téléphones d'une « alerte extrêmement grave ». « L’État d'Israël a lancé une frappe préventive contre l'Iran afin d’éliminer les menaces pesant sur l’État d'Israël », a indiqué un communiqué du ministère de la Défense sans plus de précision sur la nature ou l'ampleur de cette opération militaire. « En conséquence, une attaque de missiles et de drones contre l'État d’Israël et sa population civile est attendue dans un avenir immédiat », ajoute le texte, annonçant l'instauration d'un « état d'urgence spécial et immédiat dans tout le pays ».
Depuis le début des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran ces dernières semaines, Israël insiste pour inclure dans toute négociation la limitation des missiles balistiques et le gel du soutien de l'Iran aux groupes armés de la région, comme les rebelles Houthis du Yémen, le mouvement islamiste libanais Hezbollah ou le Hamas palestinien. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, partisan de l'option militaire contre Téhéran, présente depuis vingt ans la République islamique comme une menace existentielle pour Israël.
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Les Etats-Unis ont privilégié la voie diplomatique ces dernières semaines, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran avec le déploiement d'une importante force aéronavale dans le Golfe et l'envoi en Méditerranée du plus gros porte-avions du monde, le Gerald Ford. Une action soutenue par l'Australie. Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a indiqué « qu'il est depuis longtemps reconnu que le programme nucléaire iranien constitue une menace pour la paix et la sécurité mondiales ».
A l'inverse, la Russie a vertement critiqué l'opération américaine. Pour l'ancien président russe, Dimitri Medvedev, les Etats-Unis ont montré leur « vrai visage » en procédant à ces frappes. Le Pakistan a aussi condamné « fermement » les « attaques injustifiées » contre l'Iran. De son côté, l'Indonésie a proposé sa médiation.
En Europe, les réactions se multiplient également. La Suède a appelé « à la retenue » dans une « région déjà tendue ». Son voisin norvégien a regretté pour sa part que les négociations « n'aient pas abouti à une solution diplomatique ». En Angleterre, Londres ne veut pas voir la situation « dégénérer en conflit régional plus large », tandis que le gouvernement allemand a réuni une cellule de crise dans son ministère des affaires étrangères en fin de matinée.
En juin 2025, Israël et l'Iran se sont livré une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël ayant visé en premier lieu le commandement militaire iranien ainsi que les lanceurs de missiles et les installations du programme nucléaire. Les Etats-Unis s'étaient joints à l'offensive de leur allié en frappant trois sites nucléaires iraniens.
Des explosions ont été entendues à Jérusalem (Israël). L'armée israélienne a annoncé avoir identifié des missiles lancés d'Iran vers Israël et appelé la population à aller aux abris. Un missile iranien a été intercepté par le système anti-missile du Qatar. Au Qatar toujours, des sirènes d'alert ont retenti près d'une base américaine. Des missiles iraniens ont aussi été interceptés par les Emirats arabes unis (EAU). Des explosions ont aussi été entendues à Manama, la capitale du Bahreïn, mais aussi à Abou Dhabi.
L'Arabie Saoudite a condamné les attaques iraniennes visant ses voisins. « Le royaume condamne fermement et dénonce avec la plus grande vigueur l'agression brutale de l'Iran et la violation flagrante de la souveraineté des Emirats arabes unis, du Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie », a indiqué l'agence de presse officielle du pays dans un communiqué. Le prince héritier d'Arabie Saoudite et l'émir du Qatar ont appelé, au cours d'un entretien téléphonique, à « un arrêt immédiat de toute action menant à l'escalade ».
Par ailleurs, la compagnie aérienne Air France a annulé ses vols de ce samedi vers Tel-Aviv (Israël) et Beyrouth (Liban). La compagnie allemande Lufthansa a également annulé ses vols vers Dubaï, Beyrouth et Oman. Les Emirats arabes unis ont décidé de fermer « partiellement et temporairement » leur espace aérien. Turkish Airlines suspend également ses vol vers le Moyen-Orient, alors que la compagnie Swiss arrête jusqu'au 7 mars ses rotations avec Tel-Aviv. Air India a également suspendu ses vols vers la région.Tout comme Norwegian qui a mis ses vol en pause vers et en provenance de Dubaï jusqu'au 4 mars. La Russie a également suspendu tout ses vols vers l'Iran et Israël « jusqu'à nouvel ordre ».
Selon un média iranien, une frappe attribuée à Israël aurait fait 85 morts. Côté israëlien, un blessé d'environ 50 ans a été pris en charge dans le nord du pays, ainsi qu'un adolescent de 17 ans. Un drône iranien a aussi frappé l'aéroport de Koweït faisant des blessés légers.
Du côté de l'Hexagone, le gouvernement est bien sûr sur le qui-vive. « La crise est en cours, a dit Alice Rufo, la ministre déléguée aux Armées sur France 2 ce samedi matin. Nous, évidemment, notre priorité dans ces cas-là, c'est la protection de nos ressortissants, la protection de nos forces dans la région et le suivi de la situation en temps réel, ce que nous faisons », a-t-elle précisé.
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Emmanuel Macron a appelé à « cesser » une « escalade dangereuse pour tous ». Le régime « n'a plus d'autre option » que de négocier de « bonne foi » le démantèlement de son programme nucléaire, a affirmé le président de la République. Le chef de l'Etat a aussi demandé une « réunion urgente du Conseil de Sécurité des Nations unies ». Il a été entendu le Conseil de Sécurité se réunira à 22h ce samedi (heure de Paris). Entre-temps, il présidera un conseil de défense à 18h.
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