Novasco : la France perd son aciérie bas carbone, l'État veut sanctionner le propriétaire
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Manifestation de salariés de NovAsco, jeudi 4 septembre à Hagondange (Moselle).
LTD/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP
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Manifestation de salariés de NovAsco, jeudi 4 septembre à Hagondange (Moselle).
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Dans les couloirs de Bercy, le constat est fataliste : « Nous savons que nous allons avoir des mauvaises nouvelles dans les prochaines semaines, des usines vont fermer », glissait-on alors auprès de La Tribune. Sans surprise, ce lundi 17 novembre, le tribunal de commerce de Strasbourg a prononcé la cessation d'activité de trois usines de l'industriel sidérurgique NovAsco, à Saint-Etienne (Loire), Custines (Meurthe-et-Moselle) et Hagondange (Moselle). Près de 550 emplois industriels vont disparaître chez ce sous-traitant automobile spécialisé dans la production d'aciers spéciaux.
Le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, avait lâché ces derniers jours que ce « sera difficile » de sauver l'entreprise en redressement judiciaire depuis le début de l'été. Néanmoins, il peut mettre en lumière le sauvetage du site Leffrinckoucke proche de Dunkerque (Nord), dont le laminoir a fait l'objet tout récemment d'un lourd chantier de modernisation, grâce au soutien financier public.
Un consortium français mené par la PME Metal Blanc reprend le site avec 144 emplois dans sa besace. Mais c'est une maigre satisfaction. Et Bercy a donc décidé d'attaquer en justice le propriétaire de l'entreprise depuis un peu plus d'un an. « Nous allons être intraitables (...) Les chasseurs de primes, c'est terminé ! », a mis en garde Roland Lescure, le ministre de l'Économie, sur le plateau de la matinale de TF1.
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Depuis l'été 2024, cet industriel tricolore emblématique appartient au fonds de retournement Greybull Capital, après une procédure de redressement judiciaire. « L'année dernière, nous avons été le seul acteur à se positionner pour sauver Ascométal (ancien nom de la société, ndlr), ce que nous avons fait in extremis, évitant ainsi à l'entreprise la liquidation judiciaire », se défend le fonds d'investissement.