Fabien Namias, directeur général de BFMTV : « Notre camp, c’est celui des faits »
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Fabien Namias est le directeur général de BFMTV.
LTD/Nasser Berzane /ABACA
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LA TRIBUNE DIMANCHE – Vingt ans après, la ligne éditoriale de BFMTV est-elle toujours la même qu’à ses débuts ?
FABIEN NAMIAS – Elle n’a absolument pas changé et est restée extrêmement claire. C’est priorité à l’info, quelle que soit sa nature. International, politique, faits divers ou de société : nous n’avons pas de martingale et ne sélectionnons pas l’actualité. Nous la couvrons dans son intégralité, c’est notre règle d’or. C’est un marqueur fort voulu par le fondateur, Alain Weill. Avec ce fameux « réflexe BFMTV » et cette présence massive sur le terrain. Notre rédaction, c’est 300 personnes et une capacité à se projeter très rapidement partout en France, mais aussi à l’autre bout du monde, du fin fond des États-Unis à Mayotte en passant par Haïti.
À l’approche des municipales et de la présidentielle, quelles sont vos ambitions sur le terrain politique ?
Le premier pilier est celui de la proximité. Nous souhaitons être au plus près des Français et leur donner la parole. C’est ce que nous faisons par exemple avec Le Forum BFMTV, présenté par Maxime Switek. Pendant trois heures, une vingtaine de Français questionnent les responsables politiques et échangent sur des sujets fiscaux, de pouvoir d’achat ou de sécurité. L’autre pilier, ce sont les grandes signatures de la chaîne : Marc Fauvelle, Marie Chantrait, Guillaume Daret, Julien Arnaud ou encore Apolline de Malherbe qui vient par ailleurs d’inaugurer un nouveau format politique, sur le terrain, baptisé En campagne.
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Dans une sphère médiatique de plus en plus polarisée, où se situe BFMTV ?
Notre camp, c’est celui des faits. Ceux que nous constatons avec nos équipes de reportage et que nous analysons ensuite avec nos experts. Il y a en France, et partout dans le monde, une montée en puissance des débats ultra-polarisés où, bien souvent, le point de vue précède l’explication rationnelle des événements. Nous, on fait les choses dans l’ordre : d’abord les faits, puis le commentaire. C’est de cette manière que l’on parvient à créer un climat de confiance avec le public, quelle que soit son opinion, son origine sociale ou sa religion.
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