Clémentine Célarié, sur ses trois fils : « Ils sont des alliés pour moi aujourd’hui »

Clémentine Célarié et son fils Abraham.
LTD/SOULOY/GAMMA

Clémentine Célarié et son fils Abraham.
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Sa famille n’est jamais loin. Au fil de l’interview, Clémentine Célarié cite régulièrement « maman », sa mère qui vit en Bretagne, dont elle reste proche et à qui elle doit sa vocation d’actrice. « J’étais lycéenne à Lille quand elle m’a emmenée voir Gérard Guillaumat jouer Maupassant dans un petit théâtre de banlieue et, putain, c’était dingue, je suis littéralement tombée amoureuse, raconte-t-elle aujourd’hui. De ce jour, c’était décidé : contre l’avis de mes parents qui me voyaient devenir journaliste ou avocate, je savais que je deviendrais comédienne. »
Un demi-siècle plus tard, elle se souvient aussi d’avoir joué en classe, à 14 ans, dans Léocadia de Jean Anouilh. « Comme j’avais une grosse voix et que j’étais costaude, on m’avait donné le rôle du prince. J’étais tellement fière et heureuse de jouer un homme ! »
Expérience qu’elle a d’ailleurs réitérée des années plus tard, en 2011, dans Noir comme moi, adapté du roman de John Howard Griffin Dans la peau d’un noir – « Mis en scène par mon fils aîné, Abraham Diallo », précise-t-elle spontanément.
Mère de trois garçons tous très différents mais avec lesquels elle a su tisser une complicité artistique évidente, Clémentine Célarié collabore épisodiquement avec ses enfants. « Ils sont des alliés pour moi aujourd’hui, mais attention : quand on bosse ensemble, je ne suis pas leur mère, on est juste des partenaires de travail hyper exigeants, car ils savent que je le suis moi-même, qu’on est là pour aller loin, pas pour se faire des caresses. »
Avec Abraham, qui vit à Brest où il organise des ateliers de danse hip-hop, ou avec Gustave Reichert, le cadet guitariste fan d’Elvis Presley (il en a fait un disque de reprises), elle n’exclut d’ailleurs pas de donner suite aux deux albums qu’elle avait déjà produits, l’un dès 1996 (Pas l’âme d’une dame), l’autre en 2006 (Family Groove)…
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« On a déjà six ou sept titres prêts, house, R’n’B ou hip-hop, et des solos de guitare qui tuent leur race ! » claironne cette maman comblée, également mère de Balthazar Reichert, peintre, acteur et réalisateur, jamais loin non plus.