ENTRETIEN – La comédienne cartonne au théâtre dans « Potiche » et sur TF1 dans « Le Diplôme ». Mais comment celle qui prépare un roman et un nouveau spectacle est-elle devenue si populaire ? Rencontre avec une femme-phénomène.Au cinéma, ces derniers temps, on ne retrouve plus Clémentine Célarié qu’en pointillé, au détour de rôles secondaires qui ne passent pas inaperçus pour autant. Après avoir impressionné en grand-mère ravagée dans le récent Connemara d’Alex Lutz, on la verra bientôt dans Si tu penses bien, le prochain film attendu de Géraldine Nakache. Elle annonce dans la foulée qu’elle tournera incessamment dans Claude, de Clément Michel, avec André Dussollier dans le rôle principal. De ces apparitions, Clémentine Célarié s’amuse et se réjouit sans non plus cacher que ce qu’elle désire avant tout, ce sont, dit-elle, « des rôles énormes à porter, des grosses choses » !
Des rôles marquants, donc, à la hauteur de son intensité et qu’elle trouve plutôt au théâtre ou à la télé, comme celui de cette femme battue qui, jamais vaincue, illumine la série Le Diplôme en ce moment sur TF1. Ou comme celui de Potiche, bien sûr, fameux boulevard de Barillet et Grédy où, depuis mi-février, elle se donne à fond sur la scène du Théâtre Libre, prenant ainsi la suite de la légendaire Jacqueline Maillan, dans un tout autre style…
« La langue un peu datée de Potiche, c’est un bonbon, j’y suis entrée comme dans un magasin de fringues vintage », nous confie-t-elle. Comédienne hors norme, tempérament libre et débordant que le public adore et se presse d’applaudir dans la mise en scène de Charles Templon, Clémentine Célarié n’en reste pas moins survivante d’un cancer du côlon qui lui a inspiré ses deux derniers livres (Les Mots défendus et Ce feu qui me brûle) ainsi que son prochain spectacle, Mon cow-boy, qu’elle dévoilera à Avignon en juillet au Chien qui Fume, son théâtre de prédilection.