Le Gallia, une adresse « passe-partout avec ses activités multiples et son capharnaüm sympathique » : la chronique de François Simon

Découvrez Le Gallia, à Paris.
LTD/Fabien Clairefond

Découvrez Le Gallia, à Paris.
LTD/Fabien Clairefond
Heureux les habitants de la rue Saint-Maur à Paris. Il leur suffit presque de descendre en chaussons pour profiter d’une table toute simple posée au carrefour de la rue Saint-Ambroise. Du reste, au déjeuner, nombre d’habitués y ont leur rond de serviette. L’adresse est passe-partout avec sa devanture sans effets, ses activités multiples (presse, Française des jeux, tabac), son capharnaüm sympathique multipliant les coins dégustation, les planchettes et la partie bistrot.
La carte est toute simple, tellement courte que l’on se demande s’il n’y a pas méprise. L’accueil est souriant, engageant, pas compliqué : on vous débarrasse une table de quatre pour deux, le verre de vin arrive dans la demi-seconde. Ce bistrot-tabac n’ouvre le soir que sur demande, mais dès 8 heures du matin il tient comptoir et conversation. À sa tête, un couple, Eric et Justine Ling.
Depuis 2015, ils tiennent ce bistrot (ainsi qu’Astair, passage des Panoramas) et viennent d’être récompensés de la Bouteille d’or pour une carte des vins remarquable, succédant au Bistrot des Halles, Oui Mon Général ! et Oh Vin Dieu ! Mais ce qui fait le plus plaisir de cette adresse, c’est sans doute sa nature spontanée, ses frites maison, l’onglet d’angus ; le tartare au couteau, l’andouillette de Troyes, la crème caramel, la volaille du jour, la quiche saumon-épinards, la saucisse au couteau de chez Conquet.
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C’est une adresse de quartier vivant à son rythme, à son appétit. Elle est dans sa nature, ordinaire, parlante, plaisante. C’est parfois ce que l’on attend d’un restaurant. Qu’il soit apaisé, qu’il nous parle, nous nourrisse, nous rende heureux.