Un simple « retour à l’équilibre » selon Century 21, une reprise « en dent de scie » pour L’Adresse ou « sur le fil » selon Laforêt. Difficile pour les agents immobiliers de se réjouir malgré les quelque 945.000 ventes enregistrées l’an dernier. Car la dernière crise inflationniste a laissé des traces. « Il ne faut pas oublier le traumatisme des dernières années, explique Charles Marinakis, le président de Century 21. Certes 2025 c’est 12 % de ventes en plus sur un an, mais on avait quand même perdu 32 % en deux ans », précise-t-il.
Au-delà du choc passé, il y a aussi les incertitudes futures. D’autant que l’activité commence déjà à ralentir. « Depuis septembre dernier, à l’image de l’automne, le marché a commencé à se faner » raconte Brice Cardi pour le réseau L’Adresse. « C’est à ce moment-là qu’on a replongé dans l’instabilité politique », abonde Guillaume Martinaud chez Orpi. Et c’est là la menace la plus sérieuse pour le marché.
Car les atermoiements politico-budgétaires, renchérissent les intérêts d’emprunt de la France sur les marchés. Or cette flambée de la dette d’État commence à contraindre les banques à réaugmenter les taux des crédits immobiliers. Selon Vousfinancer, la moyenne sur 20 ans en ce mois de janvier est remontée à 3,40 % contre 3,35 % en décembre.
« On devrait s’approcher des 3,5 % d’ici la fin du premier semestre », pronostique Sandrine Allonier, la porte-parole du réseau de courtage, qui espère que ce taux moyen ne dépassera pas les 3,8 % en fin d’année. « Il ne faudrait pas franchir la barre symbolique des 4 %, renchérit Brice Cardi pour L’Adresse. D’autant qu’en parallèle nous, agents immobiliers, avons une autre préoccupation de taille : les prix. »