« Nous assistons à un concours de la mauvaise idée fiscale » : les patrons au bord de la crise de nerfs
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Alexandre Saubot, président de France Industrie.
LTD/Xose Bouzas/Hans Lucas via AFP
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Alexandre Saubot, président de France Industrie.
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Si la CGT appelle à poursuivre les mouvements sociaux, un autre camp pourrait entrer dans la danse et se mobiliser. Quel que soit le scénario politique de ces prochaines semaines, l’agacement et la colère dominent dans les rangs des chefs d’entreprises français face au comportement des partis.
« Ce qui se passe sous nos yeux, c’est un jeu, c’est du théâtre ! C’est complètement irréaliste. Nous n’avons envie de leur dire qu’une seule chose : arrêtez ! », peste Elizabeth Ducottet, la présidente de l’entreprise de taille intermédiaire (ETI) industrielle Thuasne. « Cette crise politique occupe l’espace médiatique et pendant ce temps-là, nous ne parlons pas des difficultés de nos entreprises. Ce sont pourtant elles qui portent le pays », ajoute la patronne de cette entité familiale. Mais aujourd’hui, ces moteurs de la nation avancent dans le brouillard, entre contexte international mouvant et règles budgétaires françaises instables.
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Face à cette incertitude, les entreprises préfèrent réduire la voilure, comme l’atteste le dernier baromètre du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (le METI qui représente 7 200 entreprises tricolores et 25 % de l’emploi salarié) et de la Banque Palatine. Selon celui-ci, « les ETI ne sont que 12 % à être certaines de maintenir tous leurs projets d’investissements et/ou de créations d’emplois en France au regard de l’instabilité politique actuelle ».