Industrie : Le plan de l’Allemagne pour protéger ses usines
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Le chancelier allemand Friedrich Merz (CDU).
LTD/REUTERS/Annegret Hilse
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Le chancelier allemand Friedrich Merz (CDU).
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Revirement total. En annonçant le 13 novembre des subventions massives sur les tarifs de l’électricité pour les grands groupes nationaux électro-intensifs, le chancelier chrétien-démocrate Friedrich Merz, en accord avec ses partenaires de coalition du SPD (sociaux-démocrates), prend le contre-pied de ses prédécesseurs dans le domaine ultrasensible de l’énergie. Et des libertés avec les règles européennes en vigueur.
Pour un coût annuel estimé entre 3 et 5 milliards d’euros, les entreprises fortement consommatrices d’énergie bénéficieront en effet d’un prix de l’électricité réduit, attendu à « environ 5 centimes d’euro par kilowattheure », a précisé le chancelier. Ce tarif, valable trois ans (2026-2028), vise en priorité les secteurs clés de la chimie, de l’acier et de l’automobile, pour lesquels le coût de l’énergie, et celui du gaz en particulier, est devenu un facteur majeur de compétitivité face à la Chine ou aux États-Unis, où les prix sont cinq fois inférieurs.
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Il y avait urgence. La première économie de la zone euro ralentit fortement depuis plusieurs années, avec un PIB qui n’a augmenté que de 1,6 % depuis 2017, contre une moyenne de 9,5 % dans la zone euro. Le pays a même connu deux récessions consécutives en 2023 et 2024, avec une activité encore en recul au deuxième trimestre 2025 (-0,3 %). En cause, la hausse des coûts de l’énergie depuis le début de la guerre en Ukraine, l’effondrement des exportations vers la Chine et désormais les droits de douane imposés par Donald Trump.