Aider les primo-accédants pour l’apport personnel ou pour acheter un peu plus grand, en échange d’un morceau du logement convoité, c’est l’idée de la société Virgil, fondée il y a six ans. Un mécanisme alléchant mais plus complexe qu’il n’y paraît. Cette part cédée à l’entreprise sera à rembourser dans les dix ans et sera progressivement majorée. Par exemple, si Virgil finance 10 % de la valeur du bien, elle en possédera en réalité 15 % au bout de cinq ans et même 20 % au bout des dix ans.
Une part qui vaudra d’autant plus cher si le prix du logement a augmenté pendant la période. Un risque à ne pas sous-estimer. D’ailleurs, la cofondatrice de Virgil le reconnaît elle-même : « Nous refusons le co-investissement à certaines personnes compte tenu de leur situation financière », nous dit Saskia Fiszel, qui rappelle que son entreprise s’adresse essentiellement aux locataires des villes les plus chères qui ne souhaitent plus verser de loyers à fonds perdu. « L’idéal, ajoute-t-elle, c’est évidemment que le remboursement de notre part se fasse au moment de la revente. »
Ceux qui sont déjà propriétaires peuvent, eux aussi, trouver des entreprises « actionnaires » pour récupérer un peu d’argent. Vasco a choisi un segment particulièrement prometteur : la rénovation. La société financera le reste à charge, après les éventuelles aides publiques, en échange d’une part du logement. Elle sera à rembourser, là encore, dans les dix ans et sera automatiquement majorée de 30 %. Autrement dit, si Vasco vous apporte l’équivalent de 10 % de la valeur du logement pour vos travaux, l’entreprise sera en réalité propriétaire de 13 % du bien avec, là aussi, une valeur à actualiser.