Pour placer une somme d'argent conséquente, plusieurs paramètres sont à prendre en compte. Tous nos conseils pour faire le choix adapté à votre situation.
Vous disposez d’une somme qui doit être mobilisable à tout moment pour financer un gros achat, par exemple immobilier ? Qu’en faire en attendant de trouver l’appartement de vos rêves ? « Une chose est certaine : on ne laisse pas dormir une grosse somme sur son compte courant, il est préférable de la faire fructifier et donc de la placer », conseille Grégory Guermonprez, directeur de Fortuneo.
Le portrait-robot du placement idéal ? Liquide (vous devez pouvoir retirer votre argent quand vous voulez), rémunérateur mais sans risque de perte, peu chargé en frais et, si possible, avec des gains faiblement taxés. Aucun produit ne répond à tous ces critères, mais certains s’en rapprochent.
Commencez par remplir vos livrets A, livrets de développement durable (LDDS) et autres livrets d’épargne populaire (LEP). Ils sont liquides, sans frais, exonérés d’impôts, mais faiblement rémunérateurs (1,50 % pour le Livret A et le LDDS, 2,5 % pour le LEP). Mais vous n’irez pas très loin, car ils sont plafonnés respectivement à 22.950 euros, 12 000 euros et 10 000 euros !
Pour le solde, vous avez le choix entre les « super livrets » (non réglementés et fiscalisés, ceux-là) ou les comptes à terme. « Les comptes à terme (CAT) à 6 mois ou un an sont, actuellement, le plus souvent moins rentables que les super livrets et, en plus, ils sont bloqués pour la durée choisie », constate Grégory Guermonprez.
Vous choisissez, en effet, une durée de placement (6 mois, un an ou plus) et, en contrepartie, la banque vous offre une rémunération fixée à l’avance, qui a été supérieure à 3 % quand l’inflation était à son pic, mais qui est devenue beaucoup plus sage depuis la baisse des taux : 2 % sur 6 mois chez Hello Bank !, 1,80 % chez BoursoBank, 2,11 % sur un an chez Bunq, etc. Attention : vos gains sont imposés à la Flat Tax, de désormais 31,4% (30 % auparavant), et vous supportez des pénalités si vous sortez avant le terme (0,50 % en moins de rendement chez Hello Bank !, par exemple).
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Des livrets bien rémunérés, mais sur une durée réduite
Mieux vaut vous tourner vers certains livrets dont les gains, également soumis à cette Flat Tax, sont mieux rémunérés et totalement liquides. Les plus avantageux du moment sont ceux affichant des taux promotionnels sur une durée réduite. Fortuneo propose actuellement du 5 % sur trois mois et 1,60 % pour le reste, ce qui donne 2,45 % sur un an, 3,30 % sur 6 mois.
Les livrets des banques des constructeurs automobiles Distingo (Stellantis) ou Zesto (Renault) sont tous deux à 4 % pendant 3 mois, puis à 2 %, soit 2,50 % sur un an, 3 % sur 6 mois et 4 % sur 3 mois. Choisissez en fonction de la durée adéquate et vérifiez bien les nombreuses conditions pour en profiter (réservé aux nouveaux clients ou pas, plafond de versement souvent à 100 000 ou 150 000 euros, pénalités en cas de retrait avant une certaine date, etc.).
« Une autre solution est de placer ses liquidités en assurance vie sur son fonds en euros sans risque, surtout si sa rémunération est bonifiée », conseille Xavier Prin, directeur marketing et communication de BoursoBank. Dans cet établissement, comme chez un certain nombre d’assureurs, le rendement net est bonifié de 1,50 % pour 2026 et 2027, pour toute adhésion ou versement réalisé avant le 30 juin et à condition de placer 30 % sur des unités de compte, ce qui, sur les bases du taux servi en 2025 (3 % net), offrirait un rendement de 4,50 % net.
Vous ne paierez pas ou peu d’impôt sur vos gains si votre contrat a plus de huit ans et, sinon, ce sera la Flat Tax, restée à 30 % sur l’assurance vie. Vous pouvez, bien sûr, sortir à tout moment, « chez BoursoBank, le rachat se fait en ligne quelle que soit la somme en jeu et elle est portée sur votre compte à vue en moins de trois jours », assure Xavier Prin. Cela peut être plus long ailleurs… Une solution à privilégier si votre contrat ne pratique aucun frais sur versement, comme c’est le cas des contrats en ligne. À défaut et si votre assureur vous prend 2 % ou 3 % à l’entrée, passez votre chemin.