Taux du livret A en baisse : quelles alternatives à moindre risque ?
Marc Fiorentino

Existe-t‑il des alternatives plus rentables que le livret A sans sacrifier sécurité, liquidité et avantages fiscaux ?
LTD
Marc Fiorentino

Existe-t‑il des alternatives plus rentables que le livret A sans sacrifier sécurité, liquidité et avantages fiscaux ?
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Le livret A est sous le feu des critiques. Il devrait subir une nouvelle baisse de rémunération en août, après celle de février. Selon la formule officielle, son taux passerait sous les 2 %. Bien que cette baisse s'explique par le reflux de l'inflation, certains députés reprochent au livret A de ne plus couvrir la hausse des prix. Ces critiques posent une question essentielle : existe-t‑il vraiment des alternatives plus rentables sans sacrifier sécurité, liquidité et avantages fiscaux ?
Le succès du livret A repose plus sur sa simplicité que sur son rendement. Les dépôts et retraits sont possibles à tout moment, sans frais ni délai. Les intérêts sont exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux, ce qui n'est pas toujours le cas pour les placements concurrents. En revanche, le plafond de 22. 950 euros limite son usage comme solution d'épargne de long terme.
Parmi les alternatives réglementées, le LDDS (livret de développement durable et solidaire) est identique au livret A en tout point, mais plafonné à 12 .000 euros. Seul le LEP (livret d'épargne populaire) propose une rémunération supérieure : son taux ne peut être inférieur à celui du livret A +0,5 point. Il est actuellement à 5 % net. Mais ce livret, dont le plafond est fixé à 10. 000 euros, est réservé aux foyers modestes, dont les revenus ne dépassent pas un certain seuil.
Au-delà de ces livrets réglementés, des produits bancaires offrent des taux plus attractifs, même s'il faut tenir compte de la fiscalité qu'ils subissent. Les comptes à terme, par exemple, proposent un rendement garanti en échange d'un blocage des fonds sur douze à vingt-quatre mois. En ce moment, on trouve des offres à 2,5 ou 3 %. Ces produits sont simples, sans risque de perte en capital, mais peu souples : un retrait anticipé entraîne une perte d'intérêt.
Autre option : les livrets bancaires, notamment les super-livrets. Certaines banques offrent 4 à 6 % annuels... mais uniquement pendant deux ou trois mois. Ramené à l'année, le rendement réel est souvent décevant, surtout après impôt. Il vaut mieux clôturer le livret après la période de promotion et réallouer son épargne ailleurs.
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Dès lors que l'épargnant a une optique de long terme, le fonds en euros de l'assurance-vie semble le mieux adapté pour un placement sécurisé. En 2024, ce support a rapporté, en moyenne, 2,5 %. Mais les meilleures ont dépassé les 3 %, voire plus de 4 % pour ceux qui ont pu bénéficier d'une offre à taux boosté.
La sélection du bon fonds, et donc du bon contrat, est essentielle, d'autant que certains distributeurs prennent des frais sur les versements. L'épargne placée en assurance-vie reste toujours disponible, même si l'investisseur aura intérêt ne pas y toucher pendant au moins huit ans pour bénéficier d'avantages fiscaux.
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L'assurance-vie permet aussi de viser de meilleurs rendements que le livret A ou le fonds euros, en acceptant une part de risque plus ou moins importante. C'est sa force : elle permet d'adapter l'allocation à son profil. Un investisseur dynamique s'orientera vers les actions ou le private equity. Un profil prudent diversifiera entre fonds euros, fonds monétaire et obligataire, voire immobilier ou or. Cette allocation permet de viser, sur le long terme, des meilleurs rendements que l'épargne sécurisée, sans grande prise de risque.
Marc Fiorentino