Investissement : pourquoi il ne faut pas tourner le dos à l’or
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Le prix de l'or pourrait se situer entre 5.900 et 6.200 dollars l'once d'ici la fin de l'année.
LTD/ Amr Abdallah Dalsh/Reuters
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Le prix de l'or pourrait se situer entre 5.900 et 6.200 dollars l'once d'ici la fin de l'année.
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Le bitcoin n’est pas le seul actif à connaître une période difficile. C’est aussi le cas de l’or, qui se fait discret après avoir vu son cours chuter de 11,6 % en mars avant de se stabiliser autour de 4.500 dollars l’once depuis. Une dégringolade en pleine guerre entre l’Iran et les États-Unis qui peut sembler contre-intuitive pour cette valeur refuge, censée performer dans les périodes de crise.
En réalité, « il est courant qu’en première réaction face à une crise importante, le cours de l’or baisse », indiquent les experts de la Monnaie de Paris, dans une note. Après une hausse de 65 % en 2025, les banques et autres institutions financières ayant de l’or en portefeuille ont vendu cet actif pour compenser leurs pertes sur les actions lors de l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient. Une manière de limiter la casse et de prendre ses plus-values là où elles sont.
Une chute accentuée par la crainte d’un regain d’inflation qui amènerait les banques centrales à remonter leurs taux directeurs. Ce mécanisme est généralement mauvais pour l’or, puisque les investisseurs ont tendance alors à lui préférer d’autres placements, comme les emprunts d’États, sûrs, et dont les rendements augmentent avec la hausse des taux.
Malgré cette période de creux, la plupart des analystes s’attendent à voir le cours de l’or continuer de progresser dans le futur. Mi-avril, le géant suisse UBS a notamment affirmé que le prix de l’or pourrait se situer entre 5.900 et 6.200 dollars l’once d’ici la fin de l’année.