Carton plein pour le PER. La chronique financière de Marc Fiorentino

Découvrez la chronique financière de Marc Fiorentino.
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Le Plan d’épargne Retraite (PER) est un carton. Il séduit de plus en plus de Français ; ils sont 12,7 millions de titulaires d’un PER. En un an, c’est 1,5 million de plus. Et les encours s’envolent aussi sur la même période. De 19 %, pour un total de 141,1 milliards d’encours. On est encore très loin de celui de l’assurance-vie, le placement préféré des Français, mais la progression est impressionnante. Elle concerne aussi bien les PER individuels que les PER d’entreprise.
Plus la situation de notre système de retraite par répartition se dégrade, plus les Français épargnent et plus ils se ruent sur l’assurance-vie et sur les PER. Le rétropédalage sur la dernière réforme des retraites, pourtant insuffisante et limitée, a accéléré le mouvement.
Et c’est d’ailleurs un paradoxe : les Français sont largement opposés à un décalage de l’âge de départ tout en étant persuadés que le système, qui n’est plus adapté à notre démographie, est à terme condamné. Quand la durée de vie à la retraite dépasse largement les 20 ans et que la proportion d’inactifs progresse spectaculairement par rapport à celle des actifs, l’issue est évidente.
Tout le monde le sait : il va falloir travailler (beaucoup) plus longtemps, cotiser (beaucoup) plus et recevoir une retraite (beaucoup) moins importante. Il n’y a pas de recette miracle. Tout le monde le sait mais peu de gens le disent.
La bonne nouvelle est que les Français n’ont pas attendu que les politiques optent enfin pour la retraite par capitalisation en complément de celle par répartition pour opter pour la « retraite par l’épargne ». La retraite par l’épargne avec l’achat, si possible, de la résidence principale ; la souscription à un ou plusieurs contrats d’assurance-vie ; et l’adoption croissante du PER.
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Rappelons encore rapidement les avantages du PER : une déduction de votre revenu imposable, limitée ; des versements ; la possibilité de sortir à la retraite en rente ou en capital, et enfin la souplesse de sortie en cas d’événements majeurs de la vie ou simplement d’acquisition de la résidence principale.
Rappelons également qu’il faut choisir des PER sans frais d’entrée, sans frais de versement et dont les frais de gestion sont les plus bas du marché. Rappelons enfin qu’il faut opter pour le PER le plus tôt possible, idéalement à partir de 35 ans.
LE PER est une enveloppe fiscale et de placement. Il faut donc sélectionner ceux qui ont des univers larges de supports sur lesquels vous pouvez investir en fonction de votre profil de risque et de vos convictions. Une gamme qui doit absolument comprendre des ETF, fonds indiciels à faible commission de gestion, sur les actions et sur les obligations ainsi que les autres classes d’actifs alternatives comme les matières premières comme l’or, le non-coté en actions (private equity), et la dette privée. Et si vous n’avez pas de convictions, optez pour une gestion pilotée qui correspondra à votre appétit au risque, de prudent à dynamique.
Nous vous le disons et le répéterons encore : tout le monde devrait avoir son PER. Et pour un effort d’épargne moins contraignant, optez pour des versements programmés en vous disant que, à côté de votre abonnement mensuel à Netflix, vous avez un abonnement retraite. Foncez !
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