La peur du locataire mauvais payeur, alimentée par certains cas surmédiatisés, a accéléré le recours à des assurances.Chez le gestionnaire Imodirect, plus de 70 % des baux sont signés avec une garantie loyers impayés (GLI). « Les garants personnes physiques étaient légion, aujourd’hui ce sont les GLI », explique Margaux Daudier, du service risques locatifs chez Imodirect. Ici, l’assurance coûte aux bailleurs 2,5 % des loyers perçus, mais elle les couvre dès que l’impayé dépasse un mois de loyer et sans délai de carence.
Assistance juridique, couverture pour dégradations, les curseurs varient d’une GLI à l’autre. Les tarifs aussi. « C’est la sinistralité dans le portefeuille du gestionnaire qui détermine les prix, explique Christel Caterino, du pôle immobilier chez NousAssurons, et cela dépend aussi des territoires. À Paris, on est autour de 3 % alors que sur la côte Ouest on descend à 2,2 % des loyers. » Un coût déductible des revenus fonciers, mais qui rogne tout de même la rentabilité des propriétaires.
GLI ou garantie visale ?
L’autre option est entièrement gratuite : le dispositif Visale, porté par Action Logement. En dix ans, il a profité à 1,9 million de ménages. Parmi les locataires éligibles, tous les jeunes de moins de 30 ans sans conditions de ressources, et les autres jusqu’à 1 710 euros de revenus par mois. Les plafonds de loyer viennent aussi d’être augmentés.
« En Île-de-France, par exemple, on peut désormais couvrir les bailleurs jusqu’à 1 940 euros de loyer mensuel », détaille Nadia Bouyer, la directrice générale d’Action Logement. Mais une autre modification essuie des critiques : la durée de garantie n’est plus illimitée. Il faudra la renouveler si besoin au bout de trois ans.