Municipales 2026 : Les 20 questions clés du premier tour
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Des militants RN collent des affiches pour Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille.
LTD / Laurent Coust / ABACA
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Des militants RN collent des affiches pour Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille.
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Plus que les scores d’Emmanuel Grégoire et de Rachida Dati, ce sont ceux de leurs adversaires qui seront scrutés. Sophia Chikirou, la cheffe de file Insoumise, Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons soutenu par Renaissance, et Sarah Knafo, la tête de liste Reconquête, seront-ils au-dessus de 10 %, le seuil qui permet de se qualifier pour le second tour ? Une absence de Sophia Chikirou sur la ligne de départ dimanche prochain garantirait quasiment la victoire au socialiste Emmanuel Grégoire, qui a affirmé tout au long de sa campagne qu’il ne passerait jamais d’accord avec LFI.
Pour Rachida Dati, la question des alliances sera au cœur de l’entre-deux-tours. Ces dernières semaines, Sarah Knafo a annoncé la couleur. La zemmouriste, qui aura été la seule à connaître une dynamique de campagne, proposera à la candidate LR de s’entendre au nom de l’union des droites. De son côté, Rachida Dati a d’ores et déjà répété qu’elle n’y donnerait pas suite.
Un tel deal ferait en effet fuir le MoDem, qui la soutient. L’ex-ministre de la Culture espère malgré tout récupérer au second tour une bonne part des électeurs qui auront fait le choix de Sarah Knafo au premier et qui souhaiteront privilégier la possibilité d’une alternance. Mais un score très élevé de sa rivale Reconquête ce soir rendrait la partie très compliquée pour Rachida Dati.
Reste le cas de Pierre-Yves Bournazel. Un résultat sous les 10 % serait une vraie défaite personnelle et permettrait à la tête de liste LR d’évacuer l’hypothèse d’une fusion de liste avec lui. En revanche, si cet autre candidat de la droite et du centre dépasse ce seuil, celui-ci devra se poser la question d’une alliance avec lui. L’élu Horizons du 18e arrondissement a affirmé durant sa campagne qu’il « ne rejoindrai[t] ni Grégoire ni Dati ». Il subira néanmoins une vraie pression – d’Édouard Philippe notamment – pour revoir sa position.