En mars 2020, le socialiste Mathieu Klein (PS) avait devancé le centriste Laurent Hénart (Parti Radical) d’une courte tête. Six ans plus tard, les deux rivaux se retrouvent prêts à en découdre autour des enjeux clivants de la mobilité.1902 voix seulement. C’est l’écart minime qui séparait Mathieu Klein et Laurent Hénart au soir du second tour des élections municipales de juin 2020 à Nancy. Six ans plus tard, les deux hommes se retrouvent face à face dans une ville en chantier, ou en pleine transformation, selon le point de vue. « La ville a perdu des habitants, elle a vieilli, tandis que Strasbourg et d’autres métropoles régionales ont gagné de nouveaux résidents », plaide Laurent Hénart, ancien maire (2014-2020) et éphémère secrétaire d’État (2004-2005) sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, en campagne pour retrouver son fauteuil de maire de Nancy.
Depuis deux décennies, le sujet des transports en commun empoisonne la vie des Nancéiens. Le tramway sur pneus, mis en service en 2001 mais sujet à des pannes à répétition, n’a jamais donné satisfaction. Depuis le remplacement du tramway par un trolleybus électrique en avril 2025, la politique de mobilité de la ville (104.000 habitants) reste un sujet clivant.
Pour Mathieu Klein, socialiste et tête de liste d’union de la gauche et des écologistes, le bilan est assumé : son plan métropolitain des mobilités, chiffré à 300 millions d’euros sur quinze ans, a déjà permis de financer le trolleybus sur 10,2 kilomètres, quatre lignes de bus à haut niveau de service et plus de 200 kilomètres de voies cyclables.
« Le trolleybus est performant et ponctuel. Il ne fait pas parler de lui. C’est un bon signe », revendique le maire sortant, rappelant qu’il a écarté un projet de tramway ferré estimé à 500 millions d’euros par ses prédécesseurs. Selon Mathieu Klein, et selon la Cour régionale des comptes, ce tramway bis aurait été un gouffre financier : « il aurait concentré à lui seul toutes les capacités d’investissement du Grand Nancy sur l’ensemble du mandat ».