Olivier Galzi à la conquête d’Avignon

Le journaliste Olivier Galzi se lance à l'assaut de la mairie d'Avignon.
LTD/AFP/CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Le journaliste Olivier Galzi se lance à l'assaut de la mairie d'Avignon.
LTD/AFP/CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
Sa candidature déclarée le 7 octobre n’est, dit-il, « pas illogique ». Si pendant vingt ans, Olivier Galzi a arpenté les plateaux télévisés, tour à tour présentateur des journaux sur France 2, puis sur i-Télé et LCI, c’est en devenant vice-président d’Edeis, une société de gestion des infrastructures – ports, aéroports, monuments culturels – qu’il a appris toutes les subtilités du développement dans les territoires, ce qu’il appelle « la culture de territoire ». Une expertise qu’il dit vouloir mettre au service d’Avignon.
Car la ville où il a grandi et fait ses études ne va pas bien, malgré le fait que « dans les rankings internationaux, Avignon est classée comme l’une des dix plus belles villes au monde ». Cependant, Avignon décline, perd son attractivité, là où avant « on venait de Marseille ou de Nîmes pour faire ses achats. Aujourd’hui c’est l’inverse. Cela était impensable il y a dix ans. Lorsque l’on a un patrimoine, il faut le faire valoir. Mais Avignon ce n’est pas que le Pont et le Palais des Papes ».
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De bonnes raisons donc pour se lancer dans la course au fauteuil de maire. Cécile Helle, l’actuelle Première Magistrate socialiste, élue en 2014 en pleine vague bleue, a déjà fait savoir son intention de ne pas se représenter, laissant le champ libre à de nombreuses candidatures, à droite comme à gauche, dont Joël Payre, l’actuel adjoint aux finances, pour le Parti radical de gauche, David Fournier, lui aussi issu de la majorité municipale, investi par le PS tandis que Anne-Sophie Rigault représentera le Rassemblement National. De son côté, l’ancien député LR du Vaucluse Julien Aubert qui caresse l’idée d’une candidature depuis un moment, n’a pas encore pris sa décision.
Olivier Galzi revendique une démarche sans étiquette, « mon seul parti c’est Avignon », répète-t-il. Et d’insister sur une perte d’attractivité qui ne touche pas uniquement le tourisme mais bien au-delà, toute l’économie du territoire. « Ce déclin ne date pas d’hier mais tous les potentiels sont en train de partir et cela parce que la base de l’attractivité économique n’a pas été assurée ».
Les trois thèmes majeurs que compte porter Olivier Galzi sont la sécurité – « la base du contrat social » - la propreté et la mobilité. « Nous disposons d’un plan de circulation étonnant, qui relève de l’idéologie où la voiture est considérée comme le mal. D’accord pour un plan de piétonnisation mais faisons-le dans l’ordre ».
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D’autres candidats sont-ils susceptibles de le rejoindre ? Olivier Galzi répond qu’il ne « s’occupe pas des autres », mais que si certains étaient prêts à le suivre, il leur faudrait mettre Avignon avant leur parti. « N’oublions pas, néanmoins, qu’il existe un risque de radicalisation, d’un côté comme de l’autre ». À voir si l’expertise territoriale et la notoriété d’Olivier Galzi sauront le propulser vers une troisième vie professionnelle...