Historiquement socialiste depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Clermont-Ferrand pourrait bien virer à droite. Face à l’enjeu, le maire PS sortant Olivier Bianchi s’allie avec LFI. Un « accord technique », alors que liste de la droite et du centre, unis pour la première fois depuis 1995 dans la ville, est arrivée en tête ce dimanche avec près de 34% des voix.Face au coup de tonnerre de dimanche soir, ils n’ont pas tardé à trouver un accord. L’annonce a été faite ce lundi à 17h30, après quelques heures de négociation. Le maire sortant de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, arrivé deuxième (29,99 %) derrière la droite ce dimanche, et la candidate LFI, Marianne Maximi (17,01%), ont décidé de fusionner leur liste. Un pacte qualifié d'« accord technique » et présenté comme le rempart à l’arrivée de la droite et de l’extrême droite dans ce bastion socialiste depuis l’après-guerre.
« Même si (…) ils disent ne pas vouloir s’allier, en réalité leur union est en marche et notre ville n’y échappera pas si la liste de Julien Bony (candidat de la droite et du centre, ndlr) l’emporte. Leurs deux programmes le démontrent déjà, qui sont des copier-coller sur de nombreux points », précisent conjointement Bianchi et Maximi. Un front commun donc face à une droite arrivée - et c’est inédit dans cette ville de 145.000 habitants - en tête au premier tour avec 33,95% des suffrages.
Dans cette nouvelle liste d’union, la France insoumise a obtenu treize places en position éligible. Soit plus du double par rapport à l’accord scellé déjà en 2014 entre Olivier Bianchi et le Front de gauche en vue du second tour des municipales. « On ne fait pas un accord sur le programme », a tenu à préciser ce lundi Olivier Bianchi. Les élus provenant de sa liste initiale seront « en gestion » ; les nouveaux, issus de celle de Marianne Maximi, seront quant à eux dans une « opposition de gauche constructive ».