Les conseils de Nicolas Dufourcq aux candidats à la présidentielle
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Nicolas Dufourcq, le 11 février 2025
LTD/Aurelien Morissard/Pool via REUTERS
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Nicolas Dufourcq, le 11 février 2025
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Directeur général de la Banque publique d’investissement depuis 2013, Nicolas Dufourcq, 62 ans, est un banquier atypique. Rien à voir avec Matthieu Pigasse, le gauchiste de la finance, qui a surgi ces dernières semaines sur la scène politique en jouant des coudes entre François Hollande et Olivier Faure. Non Nicolas Dufourcq fait entendre une autre petite musique face à ceux qui jouent de la grosse caisse aux extrêmes.
Effaré par la tournure du débat public, il a d’abord écrit plusieurs livres. Le dernier – La dette sociale de la France (ed Odile Jacob) publié à la fin de l’année dernière – lui a offert une vitrine médiatique. Il a abandonné progressivement le langage policé du banquier pour des formules chocs car le temps presse. Pour lui aussi, il est minuit moins le quart.
Pour lui, le modèle social a dérapé. Il faut dire la vérité aux Français sur l’état de nos comptes publics. Il faut marteler que nos retraites sont financées par la dette sinon, assène-t-il, ce sera le scénario catastrophe de la faillite comme en Grande Bretagne. Référence à l’éphémère cheffe de gouvernement britannique Liz Truss qui dut quitter le pouvoir, en 2022, après avoir présenté un budget comportant 45 milliards de livres de baisses d’impôts non financées.
Déterminé à ne pas rester silencieux, pressenti aussi comme ministre à plusieurs reprises, Nicolas Dufourq a décidé de se faire entendre. Il a rencontré de nombreux « présidentiables » et leurs lieutenants à leur demande au cours des derniers mois. Son verdict est carré. La plupart, ceux du bloc central, l’ont écouté poliment et plus ou moins validé ses opinions tranchées. À gauche, ils l’ont jugé pour certains trop pessimistes, d’autres trop excessif. Cela n’empêchera pas Nicolas Dufourq de se taire et de continuer à multiplier ses punchlines.