Municipales : l’embarras des socialistes face à LFI
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste (PS).
Xose Bouzas/Hans Lucas via AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste (PS).
Xose Bouzas/Hans Lucas via AFP
Au bout du fil, un responsable socialiste souffle : « Olivier Faure est bien emmerdé… » À l’approche des municipales, le premier secrétaire du PS n’avait pas l’intention de raviver les tensions avec La France insoumise pour ne pas insulter l’avenir au second tour. Lui et les siens ont toujours affirmé qu’il pourrait y avoir des accords « au cas par cas ».
La mise en examen et l’incarcération d’un attaché parlementaire de LFI dans le lynchage mortel de Quentin Deranque à Lyon sont venues compliquer l’équation. Lors d’une réunion de groupe mardi à l’Assemblée, plusieurs voix se sont élevées pour insister sur la nécessité de couper définitivement les ponts avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour ne pas être emportés avec lui dans le tourbillon.
Sur BFMTV mercredi, François Hollande n’a attendu l’accord de personne pour annoncer que, pour lui, « la relation avec LFI est terminée », s’attribuant par la même occasion la casquette de principal opposant interne d’Olivier Faure.« Il n’existe aucune possibilité de s’associer avec les Insoumis aux municipales. Ce n’était pas le cas avant, c’est encore moins le cas maintenant », prévient l’ex-député Patrick Mennucci. « Il suffit qu’il y ait un seul bulletin de vote avec les logos du PS et de LFI pour que tout notre discours de clarification s’effondre », met également en garde le député Jérôme Guedj.
D’autant que, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, 81 % des sympathisants socialistes s’opposent désormais à une alliance avec les Insoumis au niveau local.