Budget 2026 : le PS a-t-il vendu la mèche trop tôt ?

Olivier Faure est le premier secrétaire du parti socialiste.
LTD / REUTERS - Sarah Meyssonnier

Olivier Faure est le premier secrétaire du parti socialiste.
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Le Parti socialiste a-t-il dévoilé trop tôt les contreparties fiscales arrêtées par Sébastien Lecornu pour financer les mesures sociales que ce dernier a dévoilées vendredi soir sur le perron de Matignon dans le cadre du projet de loi de finances ?
Dans la foulée de la déclaration du Premier ministre, la formation d’Olivier Faure s’est en effet félicitée sur X. « Depuis plusieurs mois, nous avons entamé un bras de fer avec le gouvernement pour transformer le budget en profondeur ; cette méthode a payé ! » claironne-telle. Preuves à l’appui, elle égrène ensuite dans une série de messages ce qu’elle a obtenu en faveur des jeunes, du pouvoir d’achat, de l’environnement…
Au passage, le PS met aussi en avant ses raisons de se réjouir en matière de justice fiscale. « Huit milliards d’euros de surtaxe maintenus pour les 400 plus grandes entreprises, réforme du pacte Dutreil pour stopper les abus dans les transmissions d’entreprises, 7 milliards de taxation des revenus improductifs, holding, impôts sur la fortune immobilière », écrit-il. Or, lors de son allocution de quinze minutes, Sébastien Lecornu n’a pas dit un mot de telles mesures, qui ne plairont ni au patronat ni à une partie de son camp.
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L’état-major socialiste, qui avait eu jeudi avec le Premier ministre une longue réunion à l’Assemblée, a-t-il vendu la mèche ? Quelques heures plus tard, leur message est rectifié sur X. Il n’est plus fait mention d’une quelconque somme concernant la surtaxe sur les plus grandes entreprises ni de la taxation des revenus improductifs, holding et impôts sur la fortune immobilière.