A priori taillé pour rivaliser avec les cadors, le numéro 1 français a dû se retirer, corps en souffrance. Difficile d’imaginer quelqu’un pour prendre le relais.Les nuages semblaient pourtant se dissiper. En voyant Arthur Fils, en fin de matinée, évoluer pendant une heure sur un court central chauffé par le soleil et des travées garnies, la crainte qu’il renonce au grand rendez-vous de l’année s’éloignait. En face, Jiri Lehecka était là pour disputer un vrai set d’entraînement. On était donc loin de l’atmosphère de la veille, sur un court excentré de Jean-Bouin, pour une session au petit trot. Même quand il fallait changer brusquement d’appuis pour filer chercher une amortie, Fils ne se dérobait pas. Une autre séance était même prévue un peu plus tard, à 16 heures, avec Gaël Monfils, en passe de faire ses adieux au tournoi.
Mais voilà, au moment même où elle était censée débuter, le numéro 1 français était annoncé en salle de presse. Mauvais signe. À l’estrade, il a pris les devants : « Je ne vais pas être en mesure de disputer le tournoi cette année. Je suis désolé. » Depuis son retrait à Rome il y a deux semaines, le fond de l’air laissait diffuser cette idée. Officiellement, il était question d’une douleur à la hanche. Même s’il s’était voulu rassurant quant au diagnostic, Fils était ensuite resté à l’abri des regards, en mode silence radio.
Fils avait tout bien fait jusqu’ici
Hier, il était encore bien en peine de dire ce qui clochait côté médical. Psoas, hanche, bas du dos ? « Je ne peux rien expliquer, je n’en sais rien, il n’y a que de la douleur. Quand je suis sur le court, elle ne part pas. » Ses points face à Lehecka étaient en fait les premiers depuis Rome. La souffrance était donc rentrée.