Dès le lendemain de la clôture des Jeux de MiIan-Cortina, l’organisation française devra être en ordre de marche, prévient l’entourage d’Emmanuel Macron.
Le 15 mars, jour de la cérémonie de clôture paralympique, les Jeux d’hiver de Milan-Cortina transmettront le témoin à leur successeur. « Le 16, l’organisation d’Alpes 2030 devra être d’équerre », met en garde un proche d’Emmanuel Macron. L’exécutif y veillera.
Le chef de l’État a chargé son Premier ministre Sébastien Lecornu de se rendre en Italie pour les festivités, puis de gagner le lendemain les Alpes françaises où il se plongera dans ce dossier.
Ce qui laisse un mois au comité d’organisation (Cojop) pour présenter un meilleur visage. Si ce n’est pas un ultimatum, cela y ressemble. Il s’adresse forcément à son président, Edgar Grospiron. Le champion olympique devra démontrer qu’il est l’homme de la situation à l’Élysée, mais aussi au Comité international olympique, tout autant préoccupé et capable de couper des têtes.
Autorité et bailleur de fonds majeur des JO, le CIO s’inquiète de retards, par exemple dans la validation de la carte des sites. Des décisions financières, logistiques ou commerciales sont bloquées. La recherche de partenariats en souffre. Même la vision du projet est jugée vague. « Dire qu’on va imaginer la montagne de demain, c’est un peu court », soupire un membre du mouvement sportif.
L’éviction cette semaine du directeur général du Cojop, Cyril Linette, n’a pas dissous tous les dysfonctionnements dans la poudreuse. Un péché originel continue de gripper la machine. Contrairement à Paris 2024, qui avait bénéficié d’une phase de candidature permettant de structurer une équipe autonome et de bâtir un projet cohérent, Alpes 2030 a été mis en place sous le regard des parties prenantes – l’État, les collectivités locales et le mouvement sportif –, lesquelles ont depuis tendance à vouloir piloter le projet.
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