Finale de la ligue des champions : Kvaratskhelia a retrouvé sa voix face à Arsenal

Khvicha Kvaratskhelia, le 30 mai 2026 pendant la rencontre du PSG contre Arsenal.
LTD / Kieran McManus / Shutterstock / SIPA

Khvicha Kvaratskhelia, le 30 mai 2026 pendant la rencontre du PSG contre Arsenal.
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Il était porté disparu, mais les grands joueurs n’ont pas besoin de deux situations pour renverser les grands matchs. Surtout les plus fermés. À l’heure de jeu, alors qu’il avait une jambe en sang, Khvicha Kvaratskhelia s’est infiltré à l’intérieur des 16 mètres, côté gauche, où il était jusque-là persona non grata. Cristhian Mosquera l’a accroché, et l’arbitre a sifflé un penalty (62e).
Après un coup d’œil à la VAR, Ousmane Dembélé l’a transformé. En quelques secondes, la finale a donc basculé.
Une seule situation a changé radicalement un rapport de force défavorable. La seule fois où Cristhian Mosquera a été passé en première mi-temps, c’était face à Nuno Mendes, qui s’était glissé dans le couloir gauche, délaissé un temps par Khvicha Kvaratskhelia. Une zone hostile pour le Géorgien pendant quarante-cinq minutes. Car le latéral droit d’Arsenal, 21 ans, a tenu sa zone proprement, sans doute remonté comme un coucou par Mikel Arteta, qui a titularisé son compatriote alors que Jurriën Timber était davantage attendu dans le onze de départ.
Mais le manager des Gunners avait choisi de muscler sa défense face au plus décisif des joueurs parisiens pendant cette campagne de Ligue des champions, auteur d’un doublé en demi-finale aller contre le Bayern Munich. Le joueur du match de l’année. Jusqu’à la finale ?
Face à Kvaratskhelia, 10 buts au total dans cette campagne de haute volée – seuls Kylian Mbappé et Harry Kane ont été plus efficaces –, tous les arrières droits du continent ont rendu les armes depuis le mois de septembre. C’est bien pour cela que le Paris Saint-Germain avait investi 80 millions d’euros pour le soustraire à Naples en janvier 2025. Il fut l’une des raisons du visage radicalement différent affiché par les champions de France au printemps dernier.
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Métronomique sur le flanc gauche de l’attaque, où le temps de jeu de son concurrent Bradley Barcola s’est bien réduit dans les matchs de milieu de semaine. Mikel Arteta et Gabriel Heinze, son adjoint préposé aux tâches défensives, ont trouvé la clé pour l’enfermer en dehors des 16 mètres.
Il n’a pas tardé à rouspéter, et Luis Enrique a quitté son banc pour lui parler près de la ligne de touche. Après ce bref conciliabule, l’ancien Napolitain a quitté plus souvent sa zone. Il s’est retrouvé deux ou trois fois à droite, du côté où un quatrième élément axial, Piero Hincapié, tenait en respect Désiré Doué. Insuffisant pour déséquilibrer la défense d’Arsenal, une machine à repousser les ballons. Le seul tir cadré parisien est venu du pied gauche de Fabián Ruiz, dans la position qu’occupait le Géorgien au coup d’envoi.
Il a plus souvent ressorti le ballon vers ses milieux de terrain, façon handball, que provoqué Mosquera. Il n’a, en fait, jamais tenté de prendre de vitesse l’Espagnol de 1,91 mètre, qu’on aurait cru plus à l’aise dans les duels que dans les courses. De fait, il n’a pas été gêné dans la première partie de la rencontre, justifiant aux yeux du grand public l’investissement de 15 millions d’euros pour le subtiliser au FC Valence l’été dernier. Cinq fois moins que son adversaire du jour, longtemps muet, mais qui, après avoir trouvé le poteau (75e), a fini par retrouver sa voix.