Dès le 1ᵉʳ juin, la taxe sur les billets d’avions (TSBA) est réduite de 65 % pour les liaisons aériennes soumises à une obligation de service public. Une décision attendue, mais qui était suspendue au feu vert de Bruxelles. Et qui pourrait aussi bénéficier aux territoires d’Outre-Mer.Pour les acteurs de l’aérien, qui fustigent l’alourdissement fiscal dont ils sont victimes en France, c’est une – petite – bouffée d’oxygène. Le ministère des Transports a annoncé, dimanche 31 mai, une baisse de la taxe sur le transport aérien de passagers (TSBA) pour les lignes relevant de « l’aménagement du territoire », avec une entrée en vigueur dès ce lundi 1ᵉʳ juin. Mais aucun lien avec la flambée actuelle du kérosène : cette réduction était suspendue à l’accord de Bruxelles depuis un an et demi.
Au total, ce sont ainsi 26 lignes qui vont bénéficier d’une réduction de 65 % de la TSBA par rapport au tarif en vigueur. Soit un montant par billet qui passe de 7,40 euros à 2,63 euros. Parmi les routes concernées, exploitées par des compagnies telles que Chalair, Volotea, Amelia, Finistair, EasyJet et Twin Jet : Paris-Aurillac, Paris-Limoges, Strasbourg-Madrid ou bien encore Lyon-La Rochelle. Sont également comprises dans le cadre de cette baisse de taxe les liaisons entre la France et la Corse, assurées par Air France et Air Corsica. Pour rappel, la TSBA s’applique pour tous les départs effectués depuis la France.
Une baisse de taxe bienvenue pour le secteur
Sans surprise, les acteurs de l’aérien applaudissent cette réduction de l’ex-taxe Chirac, annoncée par le ministre des Transports, Philippe Tabarot. « Nous nous réjouissons de cette petite avancée qui constitue une bonne nouvelle pour les compagnies concernées », confie Laurent Timsit, délégué général de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (FNAM). Idem pour Air France-KLM, où l’on souligne que « la compétitivité du pavillon français est lourdement affectée par cette taxation au niveau national ».