Transport aérien : le gouvernement réduit la taxe sur les billets de certaines lignes intérieures
latribune.fr
Le dispositif concerne 26 liaisons bénéficiant d'obligations de service public. Parmi elles figurent notamment les dessertes d'Aurillac, de Brive-la-Gaillarde ou encore du Le Puy-en-Velay.
À compter du 1er juin, plusieurs liaisons aériennes jugées essentielles à la desserte des territoires bénéficieront d'un taux réduit de la taxe de solidarité sur les billets d'avion. Une mesure destinée à soutenir la connectivité de zones enclavées malgré les critiques récurrentes visant le transport aérien.
Le gouvernement desserre la pression fiscale sur certaines lignes aériennes régionales. À partir de lundi, plusieurs dessertes considérées comme essentielles à l'aménagement du territoire bénéficieront d'un retour au taux historique de la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA), plus connue sous le nom de « taxe Chirac ». Pour ces liaisons, la taxe repassera de 7,40 euros à 2,63 euros par billet, soit son niveau antérieur à la forte hausse décidée l'an dernier.
Selon le ministère des Transports, cette mesure vise à préserver l'accessibilité de territoires pour lesquels l'avion demeure souvent le moyen de transport le plus rapide, voire le seul réellement efficace.
Désenclaver les territoires
Le dispositif concerne 26 liaisons bénéficiant d'obligations de service public. Parmi elles figurent notamment les dessertes d'Aurillac, de Brive-la-Gaillarde ou encore du Le Puy-en-Velay. Certaines lignes internationales sont également concernées, notamment au départ de Strasbourg vers plusieurs métropoles européennes. Les liaisons entre la Corse et le continent bénéficieront elles aussi du taux réduit.
Pour le ministre des Transports Philippe Tabarot, cette décision traduit la volonté de soutenir « la connectivité des territoires les moins bien desservis » et de réduire le coût du transport aérien pour leurs habitants.
La mesure intervient dans un contexte sensible pour les politiques de mobilité. L'augmentation de la TSBA avait provoqué l'an dernier de vives critiques du secteur aérien. Plusieurs compagnies, dont Ryanair, avaient dénoncé une perte de compétitivité de la France et réduit certaines capacités. Mais la décision risque également de relancer les critiques des défenseurs du rail.
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