Le projet de loi-cadre relatif au développement des transports vient d’être présenté en Conseil des ministres par le ministre des Transports Philippe Tabarot. Le texte devrait atterrir au Parlement après les élections municipales, mais rien n’est moins sûr à l’approche des élections sénatoriales et présidentielles.Coup de tonnerre au Parlement ! Selon les informations du Figaro, confirmées à La Tribune, Gérard Larcher a annulé la conférence des présidents du Sénat, prévue mercredi à 17 heures. Dans un courrier adressé au ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous, le président (LR) de la Chambre haute reprocherait au gouvernement son impossibilité de préciser les sujets qu’il souhaite inscrire à l’ordre du jour. Sauf qu’en l’absence de conférence des présidents, cela crée un flou sur le calendrier législatif.
Et ce, alors même que l’ex-sénateur des Alpes-Maritimes, Philippe Tabarot, vient de présenter, en conseil des ministres, son projet de loi-cadre relatif au développement des transports. L’objectif du texte est simple : il s’agit de « sécuriser, renforcer et programmer des financements à long terme pour les transports ».
Croisé au Sénat après les questions au gouvernement mercredi après-midi, le ministre des Transports de Lecornu restait confiant : « La loi est en quelque sorte née au Sénat avec nos rapports, avant que les sénateurs ne participent à la conférence de financement ''Ambition France Transports'' de mai à juillet. J’ai l’espoir que nous trouvions une fenêtre de tir dans les semaines entre l’après-municipales et la pause estivale avant les sénatoriales cet automne ».
Un texte très attendu par les collectivités
François Durovray se félicite, lui, qu’un texte ait été présenté en Conseil des ministres. « Pour que le projet de loi puisse cheminer au Parlement, il faut deux choses : pas trop d’amendements et une convergence des forces politiques. Je ne suis pas inquiet, nous pouvons obtenir une majorité », assure le président (LR) du département de l’Essonne.
« Nous pourrons dire aux Français que nous allons relever les enjeux de nos infrastructures et de nos mobilités sans leur demander d’argent supplémentaire. », enchaîne François Durovray, ministre des Transports sous Michel Barnier.