Aéroport Toulouse-Blagnac : le trafic a chuté en 2025 après la fermeture de la base d'Easyjet
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L'aéroport Toulouse Blagnac.
Rémi Benoit
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L'aéroport Toulouse Blagnac.
Rémi Benoit
Six ans après le début de la crise sanitaire, l'aéroport Toulouse-Blagnac n'a toujours pas retrouvé son niveau d'activité de 2019. Après avoir perdu il y a un an une place dans le classement des aéroports français en devenant cinquième plateforme régionale derrière Bâle-Mulhouse, ATB annonce avoir accueilli 7,6 millions de passagers en 2025, un trafic en baisse de 2,8 % sur un an, soit environ 200 000 voyageurs en moins.
L'activité reste 21 % inférieure au niveau de 2019, où l'aéroport accueillait 9 millions de passagers.
La plateforme régionale a été pénalisée à partir du mois d'avril par la fermeture de la base aérienne d'EasyJet. La compagnie low cost britannique, qui transportait 1,5 million de passagers par an depuis Toulouse, a annoncé en janvier passer de 20 à 10 destinations au départ de la Ville rose. ATB pointe également « l’augmentation de la fiscalité sur les billets d’avion ». Au total, le trafic national (hors Paris) a chuté de près de 8 %
En revanche, l’année est marquée par la progression du trafic sur Paris (+1,8 %) qui demeure la destination la plus fréquentée de la plateforme. Un meilleur remplissage des avions a été constaté dès le printemps. Le trafic national a représenté 40% de l'activité (contre 49% en 2019).
Le trafic international, désormais largement majoritaire, a connu une baisse de 2,7 %, avec un taux de reprise de 96 % par rapport à 2019. Cette baisse concerne principalement les destinations européennes (-4,8 %). Le trafic hors Europe est resté stable (-0,4%). Les compagnies low-cost représentent maintenant 50 % du trafic (contre 43 % en 2019) avec à Toulouse en tête Transavia, EasyJet et Volotea.
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Par ailleurs, ATB communique une baisse significative des vols en cœur de nuit avec 695 vols enregistrés entre minuit et 6 heures du matin contre 954 en 2024, soit une baisse de 27 %. Pour les vols commerciaux passagers, sur la même tranche horaire, le nombre de mouvements est passé de 587 en 2024 à 342 en 2025, soit une baisse de 42 %.
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