• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Défense et Aérospatiale

Les aéroports français chamboulés par les mutations du transport aérien

Photo de Maxime Giraudeau

Maxime Giraudeau

Publié le 01 décembre 2025 à 06:00

Le 5e sommet aéronautique et spatial de Bordeaux Métropole a largement abordé la question de la décarbonation du secteur aérien.

Le 5e sommet aéronautique et spatial de Bordeaux Métropole a largement abordé la question de la décarbonation du secteur aérien.

Quentin Salinier / La Tribune

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Décarbonation des flottes, recomposition des pratiques de voyage, nuisances sonores, électrification : les aéroports se préparent aux grandes transformations à venir et pour certaines déjà à l’œuvre. Les plateformes régionales doivent mieux travailler leur intégration économique pour résister aux fluctuations de l'aérien.

Une partie du transport aérien est en train de retrouver son niveau d'avant-Covid. C'est globalement vrai pour les aéroports français qui, sur les dix premiers mois de 2025, enregistrent une croissance de +1,6 % du nombre de passagers par rapport à la même période en 2019 selon la Direction générale de l'aviation civile. Mais les vols intérieurs sont à la peine puisque ceux-là ont durablement perdu 20 % des passagers depuis la crise sanitaire.

Pénalisé par ce segment, l'aéroport de Bordeaux devrait enregistrer six millions de passagers sur l'ensemble de l'année 2025, soit -22 % par rapport à 2019. Face à un secteur qui n'évolue plus comme avant, les acteurs se sont interrogés sur les stratégies à adopter lors de la 5e édition du Sommet aéronautique et spatial de Bordeaux Métropole ce 25 novembre.

« On voit une réduction sur les vols intérieurs depuis le Covid. C'est de plus en plus un marché vers l’international qui se confirme, avec une redirection vers des destinations plus lointaines, plus "loisirs" », affirme Réginald Otten, directeur France et Afrique du Nord pour EasyJet. La compagnie low-cost se détourne du marché français pour privilégier d'autres pays en Europe et en Afrique, en particulier le Maroc.

A LIRE AUSSI

Easyjet : pourquoi la France n'est-elle plus prioritaire dans sa stratégie

Une clientèle à cajoler pour les compagnies puisque les vols touristiques concernent 50 % du trafic. Le reste se décompose principalement entre les motifs familiaux pour 25 % puis professionnels pour 20 %. Une dernière catégorie en souffrance où la visioconférence a pour une part remplacé le billet d'avion. « Les grandes entreprises ont changé leur façon de voyager », appuie le responsable de la firme britannique.

Dépendance aux low-cost

« Après le Covid, les compagnies, qui étaient auparavant dans une forme de confort avec la clientèle d'affaires, ont réalisé qu’il était plus facile d’ouvrir des lignes long-courriers sur les aéroports secondaires », relate Franck Goldnadel, président du directoire des aéroports de la Côte d'Azur.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

La nouvelle donne du transport aérien a engendré des mouvements chez les compagnies et quelques turbulences pour les plateformes régionales. Le départ de Ryanair des aéroports de Bordeaux puis la suspension des vols hivernaux à Strasbourg, Brive et Bergerac plonge les structures dans l'instabilité. Pour certaines destinations, 80 % du trafic peut relever du low-cost.

A LIRE AUSSI

Un an après le départ de Ryanair, l’aéroport de Bordeaux reconstruit son trafic

L'ultra-dépendance de certains à ces compagnies amènera les aéroports secondaires à se questionner sur leur avenir. « Pour trancher, il y a trois questions à se poser », guide Valérie Pernot-Burckel, directrice de la sécurité de l'aviation civile Sud-Ouest. « En a-t-on besoin pour désenclaver le territoire ou pas ? Quelles sont les retombées économiques de ces plateformes en matière d'industrie locale et de tourisme ? Et enfin est -ce qu'il pourra avoir un modèle économique viable dans la durée avec des dépenses de sûreté et de sécurité qui augmentent ? » Tout en prévenant que tout choix de fermeture sera définitif au vu des réglementations qui limitent l’artificialisation des sols.

L'aviation légère en attente

En s'adaptant aux attentes de la transition écologique, les aéroports auront plus de chance de perdurer et de bâtir des modèles plus stables. Les infrastructures devront être adaptées pour demain accueillir des dépôts de carburants durables, des points de recharge pour batteries ou peut-être même des stocks d'hydrogène. L'horizon est encore lointain. « Il y a une vraie problématique autour de la certification, il faut plusieurs années pour que les avions soient certifiés », constate Valérie Pernot-Burckel, qui maintient que l'État « soutient des petits avions légers électriques pour désenclaver les territoires ».

Si elle tarde à émerger, cette aviation décarbonée et régionale aura toute sa place dans l'avenir du secteur puisque l'aérien vise la neutralité carbone pour 2050. En attendant, le contexte pousse les compagnies à investir sur des long-courriers dont l'existence à long terme sera discutée au vu des objectifs climatiques et en dépit de tous les efforts qui pourront être accomplis en matière de carburants durables. « Le long courrier ne regroupe que 20 % des passagers mais c’est bien là que se situent les deux tiers des émissions de CO2 », rappelle Florian Simatos, professeur à l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace. 

Cohabitation

Pour être mieux acceptés et ne pas contribuer à compromettre encore un peu plus notre avenir climatique, les aéroports doivent dès maintenant prendre la voie de la décarbonation. Les compagnies vont de plus en plus exiger des infrastructures adaptées, tandis que les riverains réclament eux une meilleure insertion dans un environnement qui ne cesse d'être urbanisé.

En témoigne la concertation sur les nuisances sonores et l'impact des vols de nuit qui s'est tenue à Bordeaux comme sur d'autres plateformes françaises comme Toulouse-Blagnac ou Paris-Charles de Gaulle. Mais toute suggestion sur la limitation des flux hérisse vite le poil des compagnies aériennes. « On comprend l’enjeu des restrictions et on respecte la problématique pour les riverains, mais si on impose des restrictions trop dures, vous détruisez la compétitivité de l’aéroport et du territoire. Le risque, c’est d’avoir des fermetures de lignes », brandit carrément Réginald Otten.

À lire également

  • Le New Space européen face au défi financier de la fragmentation

Entre la transition écologique et les dynamiques de réindustrialisation, les aéroports ont pourtant de quoi devenir des plateformes beaucoup plus diversifiées. « Dans dix ans, je souhaite que les aéroports soient devenus des hubs de concentration d'activités et des fournisseurs d’énergie décarbonés, et pas seulement pour ses utilisateurs », se projette enfin Franck Goldnadel. 

A LIRE AUSSI

Aéroport Toulouse-Blagnac : haro sur les vols programmés pendant la nuit

Maxime Giraudeau

Sur le même sujet

  • 1

    Le gouvernement commande deux Canadair, en attendant des avions « made in France »

  • 2

    Aéronautique : Sogeclair prépare un nouveau virage stratégique

  • 3

    Bangs supersoniques au-dessus de refuges animaliers : le prix de la reconquête spatiale en Floride

  • 4

    Défense : Lynred investit 100 millions d'euros dans son nouveau campus de l'infrarouge