REPORTAGE. Face à la multiplication des catastrophes naturelles, le Congrès mondial de la route de Chambéry explore les solutions de résilience, portées par une délégation japonaise record.Dans les allées du parc des expositions Savoiexpo, l’heure était aux enjeux de décarbonation des transports à l'occasion de la 17e édition du Congrès mondial de la viabilité hivernale, de la résilience et de la décarbonation de la route.
Organisé tous les quatre ans depuis 1969, ce grand rendez-vous de quatre jours a réuni en Savoie les administrations, les exploitants routiers, les chercheurs et les professionnels du transport. Avec, à la clé, des publications et des travaux de recherche provenant de 65 pays, portant principalement sur la viabilité hivernale, la résilience ainsi que la décarbonation des infrastructures routières.
Et ce n’est pas un hasard : à la croisée des chemins entre les rapports alarmants du Giec et les catastrophes naturelles (éboulements, coulées de boue, chutes de pierres…) engendrées par le changement climatique, la route est à la fois le point de départ et l’un des secteurs qui doivent s’adapter aux évolutions à venir.
Pour rappel, le secteur des transports demeure en première position pour les émissions de gaz à effet de serre avec près de 127,7 millions de tonnes de CO2 rejetées, devant l’agriculture (85,5 millions de tonnes), le résidentiel/tertiaire (80,8 millions de tonnes) ou encore l’industrie (78,3 millions de tonnes) et la production d’énergie (45,8 millions de tonnes), selon les chiffres 2019 de l’Insee.
« À l’heure où de nombreuses régions, en France comme sur tous les continents, voient leurs infrastructures routières fragilisées voire totalement détruites par des catastrophes naturelles liées au changement climatique, le partage d’expériences et de bonnes pratiques est plus que jamais essentiel », écrivait, en préambule de cette rencontre, le maire de Chambéry, Thierry Repentin.