« Je ne sais pas si je suis un recordman, mais je suis un habitué de votre commission. Quatre fois en trois ans, c’est pas mal », s’est amusé Jean Castex en préambule de son audition par la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat.
Il faut dire qu’après s’être soumis à l’exercice deux fois en 2022, d’abord pour la présidence de l'Agence de financement des infrastructures (AFIT France) puis pour celle de la RATP à peine trois mois plus, puis il y a un an pour son renouvellement à la tête des transports parisiens, l’ancien Premier ministre connaît l’exercice. Et s’il se présente à nouveau devant les sénateurs ce mercredi, avant de rencontrer les députés la semaine prochaine, c’est cette fois pour devenir PDG de la SNCF.
Pour prouver sa motivation et la cohérence de son projet, malgré cet enchaînement de nominations, il a rappelé qu’il avait déjà été candidat à la SNCF en 2019. L’Elysée lui avait alors préféré Jean-Pierre Farandou, désormais tout nouveau ministre du Travail et des Solidarités, tandis que lui débarquait à Matignon huit mois plus tard, à la surprise générale.
Il a également largement vanté son « expérience dans les mobilités durables acquises ou renforcées dans cette belle entreprise qu’est la RATP, avec un certain nombre de problématiques communes » avec celles de la SNCF.