Jean Castex reconduit à la tête de la RATP
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Pour mémoire, Jean Castex avait pris les rênes de la RATP en novembre 2022 suite à la démission de la précédente PDG de la régie, Catherine Guillouard, partie pour raisons personnelles.
Reuters
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Pour mémoire, Jean Castex avait pris les rênes de la RATP en novembre 2022 suite à la démission de la précédente PDG de la régie, Catherine Guillouard, partie pour raisons personnelles.
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[Article publié mercredi 9 octobre 2024 à 14h46, mis à jour à 17h03] C'est désormais officiel. Le PDG de la RATP Jean Castex a été reconduit ce mercredi à la tête de l'entreprise publique après le vote des députés de la commission du Développement durable de l'Assemblée nationale, validant sa nomination pour un nouveau mandat de cinq ans.
Les députés ont approuvé cette nomination proposée par Emmanuel Macron le 3 juin dernier par 30 voix contre six et neuf abstentions, une semaine après un vote identique de la part de la commission de l'Aménagement du territoire et du développement durable du Sénat.
Pour mémoire, l'ancien Premier ministre, âgé de 59 ans, avait pris les rênes de la RATP en novembre 2022. Cette prise de poste était intervenue après la démission de la précédente PDG de la régie, Catherine Guillouard, partie pour raisons personnelles, dans un contexte difficile pour l'entreprise publique.
Le réseau de transport exploité par la RATP est dans un « entre-deux qui n'est pas simple à gérer », a d'ailleurs rappelé l'ancien Premier ministre, lors de son audition, insistant sur les nombreux chantiers de modernisation entamés. Confrontée à un déficit du nombre de conducteurs de bus, à des grèves liées à l'ouverture à la concurrence et à un absentéisme élevé, la RATP était dans l'incapacité de faire rouler un quart des bus et 10% des métros.
En un an et demi, Jean Castex s'est attelé à renouer le dialogue avec les syndicats - FO avait d'ailleurs appelé à le maintenir en poste. Lors de son audition au Sénat la semaine dernière, l'ex-locataire de Matignon avait d'ailleurs déclaré à ce sujet : « J'ai pris mon poste dans une situation pas tout à fait simple : les indicateurs de qualité de service n'étaient pas dans une forme olympique. Sur le réseau de bus, la RATP assurait au mieux 75% de l'offre de service demandée par Île-de-France Mobilités. »
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Pour rétablir la qualité de service, le patron de la Régie de transports a lancé des campagnes de recrutement massif. Environ 5.000 CDI ont ainsi été signés en 2023 au sein de la RATP. Des nouvelles recrues qui ont permis d'améliorer l'offre de service des bus (91,4% en septembre 2024, contre 74,9% en novembre 2022), mais aussi celles du tramway (99,1% en 2024 contre 93,4% en 2022) et du métro (99% en 2024 contre 90,7% en 2022). La RATP a également traversé les Jeux olympiques avec succès, acheminant sans encombre les spectateurs vers les sites des compétitions.
Il va falloir « faire œuvre de beaucoup de pédagogie à l'égard de nos usagers » dans les années qui viennent, a aussi insisté Jean Castex, lors de son audition. Il souhaite d'ailleurs les intégrer davantage dans la gouvernance du groupe.
De nombreux métros plus modernes doivent ainsi encore être livrés pour renouveler un matériel vieillissant et les lignes 15, 16, 17 et 18 du Grand Paris Express ouvriront progressivement d'ici 2030, doublant « le linéaire du métro historique ».
D'autres priorités sont au menu de son nouveau mandat. Le réseau de bus de la RATP va progressivement s'ouvrir à la concurrence d'ici 2026, avec le basculement de 19.000 travailleurs et 308 lignes de bus en dehors de l'établissement public RATP (soit vers des filiales du groupe, soit vers des concurrents ayant remporté les marchés). Le tramway doit s'ouvrir à la concurrence en 2030, puis le métro, à horizon 2039.
Outre la réussite du « chantier de l'investissement et de la modernisation » des rames, lutter contre la problématique des colis abandonnés, ainsi que la « chasse aux abus », liés à l'absentéisme dans l'entreprise, font partie des prochains chantiers.
Enfin, demeure le sujet de l'accessibilité des transports en commun, qui avait été relancé à la veille des Jeux paralympiques par Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France. Cette dernière s'était en effet dite prête à financer en partie les travaux nécessaires, dont le coût avoisinerait les 20 milliards d'euros.
Lors de son audition à l'Assemblée nationale, où il s'est vu confirmer sa nomination, Jean Castex s'est dit ce mercredi « pleinement disponible » pour travailler à rendre accessible le métro parisien aux personnes à mobilité réduite comme le veut Valérie Pécresse. Mais « ça prendra du temps et de l'argent », a-t-il prévenu.
Avant de préciser : « Quand la première loi importante sur l'accessibilité universelle en 2005 a été promulguée (...), l'orientation qui a été prise pour les personnes en fauteuil roulant a été de rendre le réseau de surface totalement accessible », a indiqué l'ancien Premier ministre.
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Lors de son audition au Sénat la semaine dernière, Jean Castex a aussi concédé qu'il était possible d'« améliorer les choses sur le réseau de bus ». Même constat pour le métro, dont il a rappelé que « sur un certain nombre de stations la mise en accessibilité est techniquement impossible ».
L'accessibilité du métro, « ce réseau ancien, alambiqué, avec des couloirs étroits », est un objectif de long terme et donc « il faut à tout prix que tout ce qui est déjà censé être accessible le soit vite et plus », a-t-il par ailleurs souligné aujourd'hui, devant les députés de l'Assemblée nationale.
A noter : la première ligne de métro parisienne sur laquelle des gros travaux d'accessibilité vont être entamés est la numéro 6, seule ligne où une étude a déjà été menée, pour un coût de travaux évalué entre 600 et 800 millions d'euros.
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Plusieurs nominations à venir dans les grandes entreprises publiques
La reconduction de Jean Castex aux commandes de la RATP est la première parmi une série de nominations attendues à la tête des grandes entreprises publiques. Augustin de Romanet doit quitter la présidence du gestionnaire d'aéroports Groupe ADP d'ici décembre. Quant à Jean-Pierre Farandou, dont la mission à la tête de la SNCF devait s'achever après les JO, il pourrait finalement la voir prolongée jusqu'en mai prochain, date à laquelle il sera atteint par la limite d'âge.
(Avec AFP)
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