Corsair améliore ses résultats pas à pas, mais les doutes persistent
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Avec neuf A330 NEO, Corsair dispose désormais d’une flotte entièrement de nouvelle génération.
Airbus/Master Films/P. Pigeyre
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Avec neuf A330 NEO, Corsair dispose désormais d’une flotte entièrement de nouvelle génération.
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Vieux briscard de l’aérien, Pascal de Izaguirre sait présenter le bon côté des choses. C’est d’autant plus facile que, cette année, Corsair présente un deuxième exercice bénéficiaire consécutif. Ce qui n’est pas arrivé très souvent dans l’histoire récente de la compagnie. Mais derrière les chiffres positifs, des doutes persistent quant à la viabilité de la compagnie, toujours suspendue à la validation de son plan de redressement par la Commission européenne.
« Nous avons, cette année, des résultats très robustes puisque nous avons un résultat net de 15,2 millions d’euros quand l’année dernière nous n’étions qu’à 1,1 million d’euros », se réjouit le PDG de Corsair au moment de présenter les comptes de l’exercice 2024-2025, qui s’est achevé le 30 septembre dernier. Une amélioration qui découle de la performance opérationnelle, avec un résultat d’exploitation qui a, lui, nonuplé pour atteindre 26,4 millions d’euros.
Il se satisfait aussi d’une « performance satisfaisante » sur l’ensemble des lignes, avec une dynamique renforcée au second semestre, en particulier durant l’été. Il faut dire que les premiers mois de l’année avaient été marqués par une guerre tarifaire, notamment à l’occasion du Black Friday, qui avait affecté la rentabilité de l’ensemble des compagnies vers les départements et régions d’outre-mer.
La compagnie a pourtant connu une baisse d’activité de pas moins de 6 %. Limité à neuf avions par Bruxelles en raison de la contribution étatique à son plan de redressement, Corsait n’a pas pu mettre en ligne un dixième avion comme il en avait eu l’autorisation temporaire l’été dernier. Ce qui a notamment provoqué l’arrêt de Montréal, alors que la ligne a vraisemblablement bien fonctionné pour d’autres compagnies comme French ou Air France. Pascal de Izaguirre mentionne aussi l’impact des événements comme la crise sociale et les manifestations contre la vie chère en Martinique à l’automne 2024 ou le cyclone Chido sur Mayotte, il y a un an.