Les armateurs prêts à payer la taxe carbone sur le maritime... si elle leur revient
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Edouard-Louis Dreyfus, à droite, président d'Armateurs de France, aux Assises de l'économie de la mer.
Ilago
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Edouard-Louis Dreyfus, à droite, président d'Armateurs de France, aux Assises de l'économie de la mer.
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Les avantages fiscaux, une vieille tradition chez les armateurs français... à laquelle ils pourraient devoir apprendre à renoncer. Avec les débats budgétaires en cours à l'Assemblée nationale, c'est tout d'abord la taxe sur le tonnage qui a été remise en question. Cette niche fiscale française, à l'origine pour soutenir la compétitivité des armateurs nationaux, qui bénéficie en premier lieu à CMA CGM (actionnaire de La Tribune), le numéro 3 mondial, leur permet d'être très faiblement taxés au vu de leur chiffre d'affaires, par rapport aux standards dans le reste de l'économie.
Autre privilège, l'absence de taxe carbone européenne sur les cargos. Mais cette exemption vit ses derniers instants. Dès 2026, l'Union Européenne va appliquer une fiscalité sur la pollution engendrée par les pus gros navires, responsables au niveau mondial de 3 % des émissions de CO2. Ce nouveau levier devrait rapporter à l’État français 90 millions d'euros l'an prochain, et potentiellement plusieurs centaines de millions d'euros annuels d'ici 2028.
Deux perspectives vécues comme des affronts dans le milieu très fermé et très solidaire des armateurs français. Aux Assises de l'économie de la mer, qui se sont tenues mardi et mercredi à La Rochelle, les grands acteurs ont clamé leur opposition. « Les débats budgétaires remettent en cause la stabilité de notre secteur. Ne plus avoir confiance en cette stabilité c'est la plus grande menace qui puisse peser sur le commerce maritime en France », réagit sur scène Edouard Louis-Dreyfus, président de l'organisation Armateurs de France.
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En réalité, la taxe sur le tonnage a été prolongée à l'Assemblée au cours de la première phase d'examen des amendements. L'un d'eux envisageait de la convertir en classique impôt sur les sociétés à partir de 2027 en fonction du chiffre d'affaires réalisé. Il n'en sera rien dans le budget 2026 puisque l'amendement n'a pas été approuvé.
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