+81 % pour l’électrique, +655 % pour Tesla : le choc du marché automobile français
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Sur les cinq premiers mois de l'année, les véhicules électriques représentent 28 % des immatriculations.
PHW/SAA/cvi - REUTERS - PHILIPPE WOJAZER
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Sur les cinq premiers mois de l'année, les véhicules électriques représentent 28 % des immatriculations.
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Le marché automobile français a retrouvé quelques couleurs en mai, porté par une accélération spectaculaire des ventes de véhicules électriques. Les immatriculations de voitures particulières neuves ont progressé de 3,7 % sur un an, à 128.484 unités, selon les données publiées lundi par la Plateforme automobile (PFA). Derrière cette légère hausse se cache surtout une transformation rapide du marché : les ventes de modèles électriques ont bondi de 81 %, atteignant un niveau record de 29 % des immatriculations.
Cette performance intervient toutefois dans un contexte encore dégradé pour l’ensemble du secteur. « Le marché est très bas, car mai 2025 était un plus bas historique. Par rapport à la période d’avant-Covid, qui reste notre référence, le marché a dévissé de 34 % », commente un porte-parole de la PFA. Au total, sur les cinq premiers mois de l’année, le marché français du neuf reste quasiment stable (-0,64 %) avec 668.379 immatriculations.
La dynamique a été principalement alimentée par les particuliers, dont les achats ont progressé de 15 % sur un an pour atteindre 57.070 véhicules. Selon le cabinet AAA Data, plus d’un véhicule sur trois acheté par les ménages est désormais électrique, soit une part de marché de 34 %.
Sur les cinq premiers mois de l’année, les véhicules électriques représentent 28 % des immatriculations. Une tendance qui semble désormais solidement installée. « Sur cinq mois nous voyons la part de marché des électriques se stabiliser à 28 %, grâce aux aides à l’achat, à l’obligation faite aux flottes de s’électrifier, à une offre de modèles qui s’étoffe avec des prix en baisse et à la hausse du prix à la pompe », note la PFA.
Parmi les constructeurs, le grand gagnant du mois est Tesla. Le constructeur américain a vu ses immatriculations bondir de 655,34 % sur un an en mai. L'an dernier, Tesla était victime d'un boycott lié aux engagements politiques d'Elon Musk en faveur de Donald Trump.
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À l’inverse, Stellantis, qui regroupe notamment Peugeot, Citroën, DS et Opel, a enregistré un recul de 7,7 % de ses immatriculations. Le groupe Renault a lui aussi vu ses ventes diminuer de 7,6 % sur la période.
La concurrence s’intensifie également avec la montée en puissance des marques chinoises. BYD, Xpeng et Leapmotor figurent parmi les constructeurs affichant les plus fortes progressions du mois. « Non seulement le marché est très petit mais nous voyons des concurrents chinois très agressifs », relève la PFA.
La percée de l’électrique ne se limite plus au neuf. Sur le marché de l’occasion, les ventes de véhicules électriques ont plus que doublé en un an, à 22.932 transactions en mai. Une évolution qui « s’inscrit dans un contexte de prix favorables des voitures d’occasion électriques et d’un afflux croissant de modèles sur le marché secondaire », explique AAA Data. Le marché global de l’occasion demeure toutefois en retrait de 4 %, avec 409.142 transactions enregistrées sur le mois.
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