L’enthousiasme n’y est pas. Les constructeurs automobiles ont accueilli avec scepticisme, voire animosité pour Stellantis, les propositions de la Commission européenne faites mardi 16 décembre. L’assouplissement des règles ? Ils approuvent. Le renoncement au tout-électrique ? Aussi. Mais la déception est de mise sur une ouverture qui reste à ce stade restreinte et ne change pas fondamentalement la donne. Le paquet présenté « reconnaît que le cadre réglementaire actuel n'est pas adapté à l'objectif d'une transition énergétique qui soutienne une industrie automobile européenne dynamique (et) les millions d'emplois qui en dépendent », tacle le constructeur franco-italo-américain. « Malheureusement, les propositions ne répondent pas » significativement aux problèmes de l'industrie européenne. Et, en l’état, « ne permettront pas la production de véhicules abordables pour la grande majorité des consommateurs », résume le groupe dirigé par Antonio Filosa.