Comment Peugeot remonte lentement la pente en Europe
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La Peugeot 208 électrique génère la moitié des contrats de leasing social pour la marque.
Stellantis
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La Peugeot 208 électrique génère la moitié des contrats de leasing social pour la marque.
Stellantis
Le leasing social en France ? « On plafonne à 42 000 contrats à peine, dont 11 à 12 000 pour Peugeot », assure Lionel Ehrhard, directeur France de Peugeot. « C’est pour nous un investissement à long terme », afin de gagner de nouveaux clients qui, un jour, deviendront… rentables. Car le hic de ces contrats, « c’est qu’on ne gagne pas d’argent », souligne le dirigeant, en marge des essais presse de la Peugeot 308 compacte restylée à Lisbonne.
Logique : une petite 208 électrique, qui génère la moitié des contrats de leasing social pour la marque, était très fortement remisée avec un loyer mensuel de 120 euros sans apport sur 36 mois. Et ce, alors que la mensualité s'élève ordinairement à 311 euros sur 48 mois avec un apport de 4 750 euros.
Certes, l’Etat apporte une aide dans la limite de 7 000 euros au constructeur. Mais pour un modèle facturé 28 100 euros au tarif, c’est peu. Et tous ces véhicules vendus à perte vont revenir chez le constructeur au terme du contrat, dans trois ans. Or, « la valeur (de revente) des électriques est beaucoup plus basse dans la réalité que ce qui avait été envisagé au départ », reconnaît Lionel Ehrhard. Bref, ces nouveaux clients recrutés au forceps coûtent en fait très cher. Mais la firme a désormais un impératif : se reconnecter avec les acheteurs potentiels les moins fortunés. Car la montée en gamme voulue par l’ex-directeur général de Stellantis Carlos Tavares « nous a coupés d’une partie de nos clients », concède le directeur de Peugeot France. Les prix de vente avaient en effet fortement augmenté, rendant les Peugeot inaccessibles pour beaucoup.
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