Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont augmenté de 5,1 % sur un an en avril, tirées par les électriques, selon les statistiques publiées ce mercredi par l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).
Les ventes de voitures neuves ont de nouveau augmenté en Europe en avril, avec une hausse de 5,1 % des immatriculations sur un an, selon l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) ce mercredi 27 mai. Après le bond de 12,5 % du mois de mars, les ventes ont atteint 972 000 unités en avril. La progression sur quatre mois s'élève ainsi à 4,2 %.
Chez les constructeurs, Volkswagen reste largement en tête en avril avec 27,4 % du marché européen et des volumes en hausse de 3,2 %, grâce à ses marques Skoda et Audi.
Stellantis occupe la deuxième place (16,4 % de part de marché) avec des immatriculations en hausse de 5,5 %, tirées par Fiat et Opel. Renault a en revanche reculé, avec une part de marché ramenée à 10,1 % et des volumes réduits de 4,3 %.
Viennent ensuite Hyundai (7,3 % du marché en avril) et Toyota (6,8 %), dont les ventes ont baissé en avril de respectivement -2,5 % et -1,8 %. Plusieurs groupes chinois progressent rapidement. BYD double ses ventes à 2,1 % du marché tandis que Chery les quadruple presque à 1,5 %. De son côté, Leapmotor les a quintuplées pour atteindre 0,8 % du marché.
Les voitures 100 % électriques ont connu la plus forte hausse
Ce sont les voitures 100 % électriques qui ont connu la plus forte hausse en avril, avec un bond de 37,7 % sur un an. Sur les quatre premiers mois de l'année, les électriques ont représenté 19,7 % du marché européen. Leur part était de 20,6 % sur le seul mois d'avril.
Les hybrides non rechargeables sont cependant restées le choix préféré des Européens, avec 38,2 % des ventes sur quatre mois. En parallèle, les thermiques (essence et diesel) reculaient encore à 30,2 % du marché, contre 38,1 % un an plus tôt. Le mois d'avril a accentué la tendance, avec une chute de 16 % des voitures à essence et de 17 % des diesel.
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En Europe, en avril, se sont vendues presque autant de voitures 100 % électriques (200 117) que de voitures à essence (218 485).
Dans plusieurs pays, les électriques ont pris le dessus sur les essence. C'est le cas en France, en Allemagne, aux Pays-Bas ou en Suède, mais pas encore en Italie, en Espagne ou en Belgique. L'Allemagne, toujours fidèle au diesel, représentait en avril 43 % des ventes de voitures diesel en Europe, qui ne constituent plus que 7,6 % du total.
Sur quatre mois, trois pays concentrent les deux tiers des ventes de voitures électriques. Il s'agit de l'Italie (+73%), de la France (+48,2%) et de l'Allemagne (+41,3%). C'est en France que les voitures à essence ont le plus reculé (-36,6 %).
L'Europe est le marché « le plus difficile » selon Stellantis
L'Union européenne est le marché « le plus difficile » pour les constructeurs automobiles. Selon le patron de Stellantis Europe mardi soir, les marges s’y amenuisent en raison de l’électrification et d’une réglementation mouvante.
« La marge d’un véhicule 100 % électrique est plus faible que celle d’un véhicule thermique. Donc plus l’industrie croît sur les électriques, plus la marge moyenne diminue » en Europe, a souligné Emanuele Cappellano. Il a aussi fustigé une réglementation de l'UE « pas encore définie », d’où « un manque de visibilité qui tue tous les acteurs du secteur ».
Pour les petites voitures des segments A ou B, « il est très difficile d’être bon marché et électrique aujourd’hui », a-t-il dit. Il souligne ainsi la nécessité de la future réglementation européenne censée avantager ces petits modèles.
En revanche, les voitures plus grandes, comme celles des segments C (compactes) et D (berlines), vendues plus cher, « peuvent supporter ou absorber le coût de l’électrification ».