Automobile : Bruxelles se donne un mois de plus pour discuter de contenu minimal européen
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le commissaire européen chargé de l'Industrie Stéphane Séjourné.
REUTERS - Abdul Saboor
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le commissaire européen chargé de l'Industrie Stéphane Séjourné.
REUTERS - Abdul Saboor
Paris perd, Berlin gagne ? Pas si simple. Les mesures automobiles concernant le contenu local européen des véhicules « devaient être comprises dans le paquet que la Commission doit dévoiler le 16 décembre, mais elles ont été finalement reportées au 28 janvier », sseoouligne une source proche du dossier. Rien n’est donc perdu pour la France.
« Il existe encore des désaccords au sein de la Commission, mais la France n’est plus seule », ajoute l’expert. Au départ, le gouvernement français semblait pourtant bien isolé dans sa proposition d’un contenu local européen minimal, timidement soutenu par Rome.
Mais des négociations franco-allemandes, combinées aux craintes de certains équipementiers allemands, notamment sur la concurrence, font converger quelque peu les positions. « Le chancelier Friedrich Merz a évolué sur le contenu local. On peut dire que le principe est désormais acquis, même si les modes de calcul font encore débat », veut-on croire à Paris. Et ce, même si plusieurs pays s’y opposent comme la République tchèque, la Slovaquie, le Portugal, la Suède…
Obtenir un contenu européen permettrait au gouvernement français de « sortir la tête haute en acceptant des flexibilités sur l’électrification en 2035 sans avoir l’air politiquement incorrect et sans se mettre à dos les écologistes », décrypte un observateur. Le gouvernement ne demande pas de pourcentage précis à la Commission. Mais il évoquait 75 %, lors de la rencontre le 2 décembre avec les représentants de la filière auto tricolore. Renault plaide pour un taux de 60 % (sans les batteries !). Avec un calcul sur la moyenne des véhicules vendus à partir des composants achetés chez les fournisseurs directs des constructeurs. Quitte à ce que ceux-ci achètent leurs pièces hors d’Europe.