Etam joue sur du velours
Christine Lejoux
Christine Lejoux
Il ne faut pas s'y fier. Ce n'est pas parce qu'Etam a pour égérie le mannequin russe Natalia Vodianova que le groupe français de prêt-à-porter et de lingerie n'est pas capable de séduire les coquettes de l'empire du Milieu. Au contraire.
Publié jeudi soir, le chiffre d'affaires de l'exercice 2009 accuse un repli de 4,7% en Europe, mais affiche un bond de 47,3% en Chine. Avec des ventes s'élevant à 277 millions d'euros, ce pays ne représente pas moins de 27,2% de l'activité global d'Etam. Un atout de charme pour les investisseurs, compte tenu de l'époustouflante croissance économique de la Chine.
De fait, Etam caracole ce vendredi matin à la Bourse de Paris, signant la deuxième plus forte hausse de l'indice SBF 250, avec une envolée de 5,2%, à 18,41 euros. Cette performance porte à...163% le "boom" du titre sur les douze derniers mois, "boom" qui coïncide précisément avec le décollage d'Etam en Chine. Le groupe appartient désormais à cette catégorie de valeurs très courue par les investisseurs : celles qui permettent de jouer le potentiel des marchés émergents.
Christine Lejoux
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