Si les ventes de véhicules électriques ont augmenté de 3 points entre 2022 et 2023 dans le pays, les hybrides rechargeables ont grimpé de 5 points, passant de 6% en 2022 à 11% l'année suivante.
En Chine, les voitures électriques représentent désormais un quart des ventes des constructeurs automobiles. Mais ces deux dernières années, les ventes de véhicules équipés de moteurs hybrides rechargeables ont également fortement grimpé, au point de représenter 11% des immatriculations en 2023 contre 6,3% en 2022. Les incitations gouvernementales ont fortement contribué à cette dynamique, mais la ville de Shanghai a déjà mis un coup d'arrêt. Ce qui explique les velléités des constructeurs chinois de se développer à l'export, en Europe en particulier.
Le salon automobile de Pékin ouvre ses portes ce jeudi, et les voitures électriques seront au cœur des nouveautés présentées. Mais au pays roi de la voiture électrique, un segment de marché qui a représenté un quart des ventes l'an dernier, les voitures hybrides font de la résistance. En particulier les hybrides rechargeables, regroupées avec les voitures électriques sous l'appellation commune « véhicules aux nouvelles énergies ». Or, si les ventes de véhicules électriques ont augmenté de 3 points l'an dernier en Chine, celles des hybrides rechargeables ont bondi de 5 points et ont représenté 11% du marché.
Longtemps pointées du doigt en Europe, notamment par l'association Transport et environnement qui les juge peu écologiques au motif qu'elles seraient essentiellement utilisées en mode thermique, les hybrides rechargeables ont bonne presse en Chine. L'Etat n'y est pas pour rien.
Les aides gouvernementales aident fortement
Cette hausse soudaine des ventes de voitures hybrides rechargeables (ou PHEV) est fortement liée aux aides gouvernementales. Ainsi, fin juin 2023, la Chine a prolongé jusqu'à fin 2027 les exonérations fiscales pour l'achat de véhicules électriques mais aussi hybrides. Les automobilistes chinois qui feront en 2024 et 2025 l'acquisition de ce type de motorisations ne paieront pas de taxes à l'achat, soit environ 30.000 yuans par véhicule (près de 4.000 euros). De 2026 à 2027, ces mêmes taxes seront réduites de moitié pour ces deux motorisations. Une annonce qui a incité les automobilistes chinois à changer leurs véhicules, dans un pays où les modèles thermiques représentent encore plus de 60% des ventes.
L'autonomie des voitures est également un argument de poids dans un pays à la superficie 18 fois plus importante que celle de la France. D'autant que les plus de 1,8 million de points de recharge électrique ne sont pas toujours fiables et manquent dans certaines zones, contrairement aux stations essence.
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