Schneider Electric, futur géant mondial de l'équipement électrique ?

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Le marché se montre réticent à l'idée d'un hypothétique rapprochement entre le groupe français et Tyco International. A moins qu'il ne s'agisse surtout d'un prétexte à des prises de bénéfices alors que la valeur figure parmi les rares élues du CAC 40 à coter au-dessus de ses niveaux de juin 2007.

Certaines rumeurs produisent plus d'effets que d'autres. En l'occurrence celles prêtant à Schneider des vues sur l'américain Tyco International déplaisent fortement au marché. En deux jours, l'action du groupe français a décroché de plus de 7%. Les investisseurs se montrent réticents, voire peut-être frileux, à l'idée d'un hypothétique rapprochement entre les deux entités. Au-delà des interrogations autour des synergies ou complémentarités qui en découleraient, c'est surtout l'ampleur des sommes en jeu qui semble poser problème, et par extension, les perspectives de retour sur investissement d'une telle opération. Pour les analystes d'Exane, elle ne créerait pas de valeur avant 2014. Et pour cause. S'il voulait évincer ses concurrents comme United Technologies ou encore Siemens des débats, Schneider devrait alors proposer une prime généreuse, d'au moins 30% selon certains, à l'actionnariat de Tyco. Ce qui porterait le montant du rachat à plus de 20 milliards d'euros, soit deux tiers de la capitalisation boursière de Schneider Electric et 5 milliards d'euros de plus que le montant de ses fonds propres.

Mais peut-être que les spéculations sur le dossier constituent un bon prétexte à des prises de bénéfices alors que la valeur figure parmi les rares élus du CAC 40 à coter au-dessus de ses niveaux de juin 2007, correspondant à la véritable amorce du courant baissier sur les marchés actions. Car sur un plan purement industriel, un mariage entre Schneider Electric et Tyco International pourrait faire sens. Certes, il n'existe pas de lien particulier et évident entre certaines branches des deux groupes, mais l'intérêt pour le français de mettre la main sur une activité comme celle de Tyco Sécurités est réel. In fine, l'enjeu a de quoi faire réfléchir : devenir le numéro un mondial des équipements et des solutions électriques avec en prime un net renforcement sur le marché américain où Schneider a réalisé près d'un quart de ses revenus en 2010.

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