Les matières premières au service du marché primaire

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Alors que les événements du Japon avaient incité Lagardère à différer l'introduction en Bourse de Canal Plus, Glencore s'apprête à procéder à l'une des plus grosses levées de fonds recensées sur le Vieux Continent.

Témoignage de la bonne résistance des indices boursiers sur un premier trimestre marqué par de nombreuses turbulences (troubles géopolitiques, événements du Japon,?), le Vieux Continent s?apprête à accueillir l?une des plus grosses introductions en Bourse de son histoire. Selon des sources de marché, Glencore, le numéro un mondial du courtage en matières premières préparerait son entrée simultanée à Londres et à Hong Kong pour le mois de mai. L?opération pourrait s?accompagner d?une levée de fonds supérieur à 10 milliards de dollars, ce qui valoriserait le groupe à plus de 60 milliards de dollars. Il s?agirait de la troisième plus grosse augmentation de capital derrière l?énergéticien Enel qui avait levé 17,4 milliards de dollars en 1999, et Deutsche Telekom qui avait récolté 13 milliards sur les marchés des capitaux en 1996. L?annonce est attendue avec d?autant plus d?impatience par le marché que le secteur des matières premières devrait, selon les spécialistes, continuer de bénéficier cette année d?une dynamique inflationniste.

Si l?introduction de Glencore venait à se confirmer, elle insufflerait une bouffée d?oxygène à une activité à la peine sur le marché primaire actions, notamment dans les pays développés. Au total, les capitaux récoltés dans le monde entre janvier et mars ont atteint 46,1 milliards de dollars, soit 14% de moins qu?au premier trimestre 2010. Et cela, alors qu?à l?issue de cette période, 68 projets ont été reportés ou annulés, contre 45 l?an passé à la même époque. Parmi eux, on pourra citer le dossier Canal+ dont Lagardère a préféré différer l?entrée en Bourse au lendemain des événements du Japon. Mais que l?on ne s?y trompe pas. Les opportunités resteront beaucoup plus rares sur le compartiment des "bigcaps" que sur celui des petites et moyennes capitalisations. Et cela sachant que pour avoir une histoire de croissance à raconter, encore faut-il pouvoir surfer sur les sujets à la mode.

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