Etes-vous en équilibre dans votre vie ?

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(Crédits : Reuters)
Quintivium, nouvel outil de questionnement, débarque dans les entreprises pour aider les salariés à y voir plus clair dans leur équilibre vie privée et vie professionnelle. Histoire de leur redonner un peu la main.

Vaste question que celle de l'équilibre, et tellement singulière ! Certains aiment travailler des jours durant et négligent sports et loisirs sans culpabilité. D'autres souffrent d'une surcharge de tâches venant empiéter sur ce qui pourtant leur serait essentiel. Et les tests de personnalité en tous genres censés mesurer ce qui nous motive ou nous convient prennent rapidement des allures d'injonctions. Dans cette quête éternelle, un nouvel outil vient d'apparaître sans tambours ni trompettes et qui, sans être spectaculaire dans son fonctionnement, n'en paraît pas moins puissant.

Cinq sphères explorées

Quintivium est un questionnaire qui explore nos différents pôles de vie, professionnel, personnel, santé, valeurs et culture. Cinq sphères sont explorées : professionnelle, affective, éthique, culturelle et corporelle. L'objectif est d'évaluer si l'équilibre de ces différents pôles nous satisfait ou non. 60 questions auxquelles le salarié répond en ligne, chez lui ou au travail, en toute confidentialité. La restitution a lieu avec un consultant et dure environ 1h30 au cours de laquelle on étudie différentes pistes. Une de ces vertus et non des moindres est d'exprimer ce qui va bien et ce qu'il nous reste à explorer. On apprend rien de renversant mais on obtient une sorte de photographie fidèle du moment de vie où l'on se trouve. En prenant du recul, on peut rationaliser et prioriser.

"Quintivium apprend sur des sphères de vie et facilite le passage à l'action. Il vient éclairer des éléments que nous ressentions mais que nous aurions peut-être eu du mal à identifier clairement. Une prise de conscience en somme", indique Magali Mounier-Poulat, directrice de projets chez 1762 Consultants, cabinet spécialisé dans la qualité de vie au travail.

Comme par exemple : trop de travail, pas assez de sport, ou des besoins plus profonds comme s'exprimer mieux en accord avec ses valeurs ou prendre soin de sa santé ou de ses amours.

 Un algorithme qui dresse la cartographie des sphères de la personne

Initiateur de cet outil novateur, Jérôme Ballarin, fondateur de 1762 Consultants, également président de l'observatoire de la parentalité en entreprise et membre du haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, estime qu'un salarié qui va bien est un salarié qui parvient à équilibrer toutes ces sphères en fonction de ses besoins propres. L'objectif n'étant pas, comme souvent, d'imposer une sorte de norme de vie dans laquelle chacune des sphères devrait nécessairement obtenir le même score mais plutôt en fonction de chacun de déterminer ce qui se révèle être en déséquilibre et aider à déterminer une feuille de route.

"Ce n'est pas une recette miracle mais simplement l'occasion d'identifier des clignotants et de s'autoriser une marge de progrès. On voit ce qui se joue, où cela bloque, et où les éléments sont dans l'axe", explique Magali Mounier-Poulat.

Elaboré par un psychanalyste, une psycho-somaticienne et un philosophe, Quintivium établit un algorithme qui dresse la cartographie des sphères de la personne et génère un rapport remis individuellement. Il arrive alors que le salarié identifie des manques et des trop plein qui peuvent ne pas concerner le travail et l'oblige à repenser ses priorités.

Manager ne correspond pas à nos aspirations profondes

Façon pour l'entreprise de ne pas "prendre en charge" son salarié et de ne pas lui imposer ses critères mais de le laisser en décider. L'aspect management d'équipe et relation manager-managé est, elle aussi, explorée. Où l'on peut découvrir que manager ne correspond pas à nos aspirations profondes. Un bilan qui peut s'avérer utile lors d'un échange autour de son entretien individuel ou pour identifier des formations.

"Quintivium permet ainsi de différencier ce qui est du ressort du salarié et de celui de l'entreprise" précise Magali Mounier-Poulat.

Mais il peut tout aussi bien s'adresser au collectif pour identifier par exemple le fonctionnement d'une équipe dans le cadre d'un audit RH. Et permettre d'élargir le champ de la culture managériale. Un bon moyen de faire la part des choses et de responsabiliser le salarié tout comme l'organisation. Une approche résolument bienveillante de la qualité de vie au travail.

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Commentaires
a écrit le 15/04/2014 à 10:52 :
Alors que less chercheurs dans nos FAI français en sont à se demander comment combler les zones blanches d'accés avec le portable/Internet, Google a acheté le constructeur de drones solaires Titan Aerospace dans le but rendre internet accessible dans les endroits les plus reculés de la planète (article de La Tribune du 15 avril 2014). Et pour cause : Google veut scruter la productivité de ses salariés... pendant un siècle (article de la Tribune du 28/03/2014) pour en conclure que " des employés comblés par leur travail sont, a priori, au zénith de leur productivité - il appartiendra à l'étude de confirmer le lien entre bonheur et performance professionnelle."

Encore une fois nous sommes managés en France avec des résultats à court terme, dans le stress et en suivant une preocédure interne paralysante ( 20 ans de retard...)
Réponse de le 15/04/2014 à 16:26 :
Mais on aime bien les mille-feuilles en France que ce soit dans l'administration ou dans les entreprises. Mieux vaut fermer l'entreprise en respectant des procédures que de gagner en créant, en innovant. Surtout, ne pas s'intéresser au bien être des salariés ( d'où absenteisme, stress, harcellement, suicide )...pendant ce temps là d'autres ont pris les devants! et surement pour longtemps .
Et nous, nous avons une "France qui tombe" et des grosses têtes qui partent.
Réponse de le 20/04/2014 à 10:23 :
au secours, appelez mon coach diplômé, je ne sais plus penser !
a écrit le 14/04/2014 à 18:22 :
Le seul endroit où j'ai vu un manager ( un vrai) , se préoccuper du "moral" de ses "gars", c'était pendant "les classes" (formation) durant mon service militaire. C'était un adjudant-chef au caractère bien trempé qui nous disait que "le moral des troupes c'était très important pour avancer". Depuis, dans le monde de l'entreprise, c'est un mot qui a disparu totalement... et remplacé par stress, risque psycho sociaux, drogues, suicide au travail...Curieux non ?
a écrit le 13/04/2014 à 11:22 :
Bien dans ma vie = Libération des capacités, libération de la créativité, engagement pour l'entreprise. Tout le monde y gagne ...Il faudrait peut-être revoir certaines théories du management du passé, dépassées.
Réponse de le 13/04/2014 à 17:20 :
PNL, synergologie, sophrologie, Feng Shui, médecine énergétique, graphologie, et autres patapsychologies qui ont fait les choux gras de "consultants diplômés de l'Institut Duchmole and Co" pendant les années 90 / 2000 auprès de nos DRH vont-elles laisser la place à un peu plus de sérieux dans l'analyse du fonctionnement de l'homme/la femme dans son environnement ?
Réponse de le 21/04/2014 à 18:10 :
On a des coachs maintenant... ouais :-((((
a écrit le 13/04/2014 à 8:59 :
Vraiment pas besoin que la machine nous dise si l'on vit en harmonie ou pas!! Pour 95 % des gens le "ou pas" est de rigueur!! Et souvent l'entreprise est en cause... Enfin il faut bien faire de l'argent!
a écrit le 13/04/2014 à 0:38 :
Les entreprises recrutent selon la démarche inverse : trouver le candidat qui correspond aux critères de la DRH. Comme les candidats deviennent aussi malhonnêtes que les recruteurs, on est pas près de résoudre la quadrature du cercle. Une solution simple consisterait à recruter uniquement sur les compétences réelles, indépendamment du profil socio-psycho-physique des candidats. J'ai vu cette méthode appliquée en France et cela marche très bien : des personnalités totalement différentes collaborant selon leur expertise et évaluées uniquement sur les résultats. Aucun besoin de se prendre la tête avec des profils qui ne servent qu'à réaliser une discrimination masqué par des critères fallacieux. Dans ce contexte, les ressources humaines se contentent d'établir les fiches de paye, ce qui ne leur plait pas du tout...
a écrit le 11/04/2014 à 18:25 :
Bien dans ma vie, bien dans mon travail: c'est bien pour moi , c'est bien pour ma boite.

Il serait temps d'y penser comme c'est déjà le cas dans les entreprises de Pays qui sont à la pointe de la recherche et de la réussite et où désormais les jeunes Français vont travailler.

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