De quoi l'Allemagne est-elle vraiment le modèle ?

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Le débat sur la politique économique allemande est intense, et il est nourri par les Allemands eux-mêmes. Il y a quelques jours, se déroulait à Paris, dans l'hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la Journée de l'économie allemande, une manifestation organisée dans le cadre du 50e anniversaire du Traité de l'Elysée. Experts et responsables économiques français et allemands avaient ainsi une excellente occasion de confronter leurs points de vue, et les jugements les plus sévères sur la politique que mène actuellement l'Allemagne ne venaient pas des Français....

La visite de François Hollande à Liepzig, à l?occasion du 150ème anniversaire du SPD, les propos qu?il a tenus à cette occasion, l?hommage qu?il a rendu à Gerhard Schröder et à son Agenda 2010, la référence au « réalisme », les objectifs communs que la France et l?Allemagne semblent vouloir conduire, comme la mise en place d?un Président permanent de l?Eurogroupe ou le plan d?action contre le chômage des jeunes, indiquent que les « tensions » nées depuis quelques mois entre la France et l?Allemagne étaient davantage sémantiques que réelles. Il s?agit d?un tournant, qui marque la défaite de ceux qui, au sein du Parti Socialiste français, entendaient en découdre avec Angela Merkel. Qu?il s?agisse d?une entente de « façade » comme l?estiment un certain nombre de chroniqueurs ne change rien à l?effet produit sur les décideurs économiques (c?était l?objectif poursuivi par les deux responsables). L?Europe ne peut pas se payer le luxe d?une crise ouverte entre la France et l?Allemagne, le creusement des divergences de politique économique entre Paris et Berlin n?est tout simplement pas une option. Il est vrai que la chancelière a mis un peu dans son vin en annonçant ces jours-ci une augmentation des dépenses publiques de 28,5 milliards d?euros dans le domaine social.

Pour autant, le débat sur la politique économique allemande n?est pas clos, et il est nourri par les Allemands eux-mêmes. Il y a quelques jours, se déroulait à Paris, dans l?hémicycle du Conseil économique, social et environnemental, la Journée de l?économie allemande, une manifestation organisée dans le cadre du 50ème anniversaire du Traité de l?Elysée. Experts et responsables économiques français et allemands avaient ainsi une excellente occasion de confronter leurs points de vue.

« Les Français ont peur du risque, les Allemands de l?avenir »

L?un des premiers sujets abordés fut celui du financement de l?économie. Louis Gallois, Commissaire général à l?investissement, analysant les sources structurelles de la compétitivité des entreprises allemandes, a dressé la liste désormais bien connue des forces de l?Allemagne, le Mittelstand, le double cursus en matière de formation, la proximité entre la recherche et l?industrie, la codétermination dans les entreprises, les efforts de modération salariale depuis une dizaine d?années, le consensus quasi-général au sein de la classe politique mais aussi de la société sur le fait que la compétitivité de son industrie est l?arme absolue de l?Allemagne et qu?il faut la protéger. Il a ajouté à cette énumération des formes de financement des entreprises plus diversifiées qu?en France, reposant à la fois sur un réseau de Caisses d?épargne et de banques régionales puissant et sur des produits financiers particuliers comme le Schuldschein (une sorte de bon de caisse) ou le Pfandbrief (un titre dont le collatéral est constitué d?actifs immobiliers de l?entreprise). Certes, cela n?exempte pas les banques allemandes des fragilités communes aux banques européennes, et qui sont l?une des justifications de la mise en ?uvre de l?Union bancaire. « Les régulateurs sont conservateurs » a rappelé Hans-Helmut Kotz, ancien membre du directoire de la Bundesbank, « car les difficultés des banques peuvent porter un énorme coût pour la société. » Les nouvelles règles de liquidités et l?Union bancaire constituent-elles des risques supplémentaires pour le financement des entreprises ? L?ancien régulateur ne le croît pas, mais insiste sur l?urgence à mettre en ?uvre ces outils. « Fixer des règles de liquidités, ce n?est pas punir les banques, mais au contraire, leur permettre de financer l?économie dans de meilleures conditions. Nous avons besoin, en Europe, d?une organisation capable de recapitaliser des banques lorsque cela est nécessaire, et cela doit aller de pair avec la mise en place de l?Union bancaire. Il existe en Europe des banques « zombies » qui font courir un risque très important au système ». Pierre-Henri Cassou, Président de l?Observatoire des fonds de prêts à l?économie (OPPE), n?est pas en désaccord avec le constat de son collègue allemand, mais évalue les conséquences de ces nouvelles règles sur le financement des entreprises. « Les banques seront moins présentes, et il importe donc de trouver de nouvelles formes de financement des entreprises,  des dispositifs souples, mais qui ne mettent pas en cause la stabilité du système financier », un sujet sur lequel travaille l?OPPE, mais aussi l?économiste Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes et auteure d?un rapport sur l?épargne financière. « Pour réorienter l?épargne longue sur les infrastructures, il faut réconcilier les visions de la France et de l?Allemagne, or actuellement, les Français ont peur du risque, les Allemands ont peur de l?avenir » a-t-elle indiqué.

 

« Affaiblir l?Allemagne, c?est affaiblir l?Europe »

Mobiliser de nouveaux outils de financement en faveur de la croissance est au c?ur des débats sur la relance des économies européennes, et ce que l?on comprend des débats entre experts, des deux côtés du Rhin, est que la ligne d?équilibre à suivre en matière de régulation des banques est étroite et qu?elle suscitera encore bien des discussions à Paris, Berlin et Bruxelles. Mais l?autre sujet débattu lors de cette conférence concernant naturellement les moyens de réduire les différences de compétitivité entre la France et l?Allemagne. Nicolas Baverez a dressé un constat sans appel : « Oui, il y a un miracle économique allemand » a-t-il martelé, « c?est un pays solide et qui va bien, alors que la France a organisé l?euthanasie de son industrie privée. On ne compte plus chez nous que 185 entreprises de plus de 5 000 salariés ». Ernst Burgbacher, secrétaire d?Etat parlementaire auprès du Ministre fédéral de l?économie et de la technologie, et délégué du gouvernement aux PME et au tourisme , s?est élevé contre l?idée qui voudrait qu?affaiblir l?Allemagne sur le plan de la compétitivité de ses entreprises, aiderait l?économie européenne. « Ce serait une erreur fatale, l?Europe entière en pâtirait » a-t-il insisté. « La compétitivité est une exigence, elle doit s?appliquer au niveau mondial, c?est une affaire d?innovation, de qualité, d?investissement ». Et il a indiqué une sorte de « chemin vertueux » d?amélioration de la compétitivité en Europe, qui vaudrait aussi pour la France et qui s?articule en quatre points : la consolidation des finances publiques, la priorité à l?innovation et au progrès technique, la régionalisation des politiques de croissance et la mobilisation des forces européennes vers les zones économiques en émergence.

"Etre en déficit n'est pas un péché"

Une analyse que conteste vigoureusement le professeur Heiner Flassbeck, ancien chef économiste de la CNUCED. « La compétitivité est un concept relatif, et tout le monde ne peut pas réussir à faire ce que l?Allemagne a réussir à faire, grâce à une révolution sur le marché du travail et à une pression massive du politique sur l?affaiblissement du modèle social » a-t-il déclaré, ajoutant qu?il serait vain d?attendre que l?Europe accroisse sa compétitivité sur les marchés mondiaux comme un seul homme, sans que ses partenaires économiques ne réagissent. « Nous sommes dans l?erreur en fustigeant les « débiteurs », être en déficit commercial n?est pas un péché et il n?y a pas lieu de punir les pays moins compétitifs en leur infligeant des politiques d?économies drastiques. Tout le monde ne peut pas faire des économies? », a-t-il encore insisté.

Comment les industriels se positionnent-ils dans ce débat sur la compétitivité ? Pour Christophe de Maistre, Président de Siemens France, la comparaison entre la compétitivité de la France et de l?Allemagne n?est pas la bonne échelle de réflexion. « Il faut raisonner en fonction de la Chine et des Etats-Unis ». Selon, lui, la France, l?Allemagne et l?Europe dans son ensemble doivent relever quatre grands défis. Le premier est celui de l?approvisionnement en énergie, à un moment où les Etats-Unis sont en train d?expérimenter un vrai choc de compétitivité avec les gaz de schiste. La France et l?Allemagne devraient travailler ensemble sur l??amélioration de leurs conditions d?accès à l?énergie. Le deuxième défi est celui de la formation. Pour Christophe de Maistre, le modèle des contrats de formation en alternance allemand, autrichien ou suédois, pourrait aider à enrayer la progression du chômage des jeunes en Europe du sud. Enfin, l?Europe dépense 2,3% de son PIB en recherche développement, contre 3,26% aux Etats-Unis. C?est un véritable choc d?innovation et d?investissements que l?Europe doit provoquer.

Au final, la France et l?Allemagne sont bel et bien confrontées aux mêmes sujets, avec plus ou moins d?acuité selon les chapitres que l?on ouvre. Les deux pays recherchent une même visibilité de l?avenir, une façon de relancer l?Europe, non pas en lui conférant des pouvoirs supranationaux, mais comme l?a suggéré Ulrike Guérot, Représentante pour l?Allemagne du European Council on Foreign Relations, mais en s?engageant vers une Europe transnationale, dans l?esprit de ce que prône le philosophe allemand Jürgen Habermas. Beaucoup de chemin reste à parcourir, en France et en Allemagne, pour se rapprocher de cette conception d?une Europe moins technocratique et plus démocratique?

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a écrit le 12/06/2013 à 13:10 :
Ce sont les Allemands qui ont imposé l'Euro fort (Euro = Deutsch Mark) et, ce faisant c'est l'Euro qui détruit les industries des pays d'Europe du Sud et même celle de la France. Quand on ne peut plus dévaluer et qu'on a une monnaie trop forte, on coule !
L'Allemagne a un excédent Commercial de 210 milliards d'euros, ayant profité essentiellement à son économie (60 % de ses exportations en Europe),la France depuis qu'elle a adopté l'Euro a un déficit de son Commerce Extérieur de 75 milliards d'euros.
La construction de l'Europe a été dénaturée par des Instances, non élues par les peuples européens, telle que la Commission Européenne (prenant des décisions à l'encontre des économies des pays européens au nom de l'ultra-libéralisme, laissons faire le marché !) à laquelle s'ajoute la Crise américaine des Subprimes et là, il y a beaucoup encore à dire, concernant nos banques françaises remplies d'actifs pourris !

Tout cela révèle l'impasse dans laquelle se trouve la zone Euro, qui ne nous protège pas, car elle organise une concurrence déloyale à l'intérieur et à l'extérieur de l'Europe.

Pour comprendre le rôle de la monnaie, allez voir cette excellente conférence en ligne !
http://www.u-p-r.fr/sortie-de-leuro/faut-il-avoir-peur-de-sortir-de-leuro
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est

a écrit le 11/06/2013 à 5:38 :
"De quoi l'Allemagne est-elle vraiment le modèle ? "
de piquer le boulot aux autres par son excédent commercial enorme, pendant que nombre de retraités et de Hartz IV-Empfänger en Allemagne (surtout d'orogine étrangère) vivent dans la misère.
Le modèle allemand c'est la loi du plus fort, il ne fonctionne que parce-que d'autres se laissent faire!
Réponse de le 11/06/2013 à 16:09 :
c est vrai que de faire que les retraites vivent mieux que les actifs comme en france c est une reussite !!!
Sinon croire que l allemagne reussit a exporter massivement grace a des gens paye 1 ?/h ou meme en min job (400/mois) est d une debilite sans nom (pour info les 1? sont en plus des aides sociales et pour travailler dnas le secteur non commercial: mairie, universite ...)
Réponse de le 12/06/2013 à 13:11 :
Faut-il sortir de l'Euro de Jacques Sapir, éditions du Seuil (14,90?).

De la Grèce à l'Italie, en passant par l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, la zone Euro est en feu. La Monnaie Unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela avait été prévu car les défauts structurels de la Zone Euro étaient notoires et bien connus des économistes.
L'Histoire dira la responsabilité de nos gouvernements qui, par idéologie, par conformisme et parfois aussi par lâcheté, ont laissé la situation se dégrader jusqu'à l'irréparrable. Elle dira aussi l'immense culpabilité de ceux qui ont cherché à imposer une Europe Fédérale en contrebande, par le biais de la Monnaie Unique, à des peuples qui n'en voulaient pas.

Aujourd'hui, c'est aussi une certaine conception de l'Europe qui agonise. La crise actuelle solde à la fois les erreurs d'une financiarisation à outrance et la faute politique que furent le Traité de Lisbonne et le Déni de Démocratiequi suivit le réferendum sur le projet de Traité Constitutionnel en 2005.
Faut-il dans ces conditions, sortir de l'Euro ? Ce livre tente de répondre à cette question. Il se propose d'examiner la crise actuelle, de mettre en évidence tans ses origines que la conjonction de politiques particulières qui l'ont rendu inévitable. Il entend montrer au lecteur comment nous en sommes arrivés là, à partir des espoirs - pour certains réels et pour d'autres imaginaires - qui avaient été mis dans l'Euro à l'origine. Il se propose enfin de montrer les solutions possiblent qui s'offrent à nous, et d'évaluer objectivement si nous avons un intérêt à rester dans l'euro.
Réponse de le 12/06/2013 à 13:13 :
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
Excellent cours de géopolitique et de science politique retraçant la période de 1945 à nos jours, parfaitement argumenté, daté et référencé.
a écrit le 03/06/2013 à 15:49 :
à la direction de LT. Depuis des semaines,jour par jour,vous nous bourré le cerveau avec,
Merkel,l'Allemagne,les allemands,les salaires,les pauvres,les riches,etc.etc.etc. Vous n'avez
pas d'autres arguments,moins désagréables,pour vos lecteurs à nous servir?
Chaque fois que vous lancé un blog,voila que les amis,rivaux,nausées,jaloux,complexés,etc.se
déchainent sur le Pays,se représentants,etc.
L'Allemagne est le modèle de soi meme dans le bien comme dans le pire et pas paragonable
à aucun autre pays au monde.On parle toujours des forts et pas des faibles ou banales.Cela
c'est une vérité qui on peut pas nier.On aime ou on rejet,pas de démis mesures.
a écrit le 03/06/2013 à 15:00 :
L?Allemagne a gagné 30 Millions d'habitants bien formés mais sous payés en 89. Ils ont eu des difficultés pendant 10 ans, mais ensuite cela n'a été qu'un facteur de croissance extraordinaire. Voilà la clé: un jackpot historique.
Réponse de le 03/06/2013 à 16:01 :
En réalité, l'Allemagne a gagné avec la réunification en 1990, 16 millions d'habitants. Les coûts de la réunification sont estimés à 2 billions d'euro, chaque année 100 milliards d'euros et cela continue. Ces nouveaux habitants se sont considérablement enrichis (taux d'échange fixe d'une manière fantaisiste avec une parité parfaite entre un ostmark et DM), ils ont bénéficiés de transferts sociaux tellement important qu'ils ont mené l'Allemagne à adopter 12 ans plus tard les réformes Hartz. Cette population est toujours plus pauvre que la moyenne de l'UE. Une formation communiste est un lavage de cerveau qui peut handicapper à vie un être humain, même s'il quitte ce régime (ou doit le quitter). Par contre, ceux qui ont pris l'initiative de fuire la RDA ont souvent eu ensuite beaucoup de succès à créer leurs entreprises, cabinets ou ont pu trouver des emplois valorisants. Votre contribution me donne des nausées lorsque je pense à des familles qui ont été diviser lors de leur fuite, (père et fille y sont parvenus, mère et fils ont pris des années d'incarcération) et d'autres ont laissé leur vie à la frontière.
Réponse de le 03/06/2013 à 22:03 :
@déni de réalité: Vos chiffres sont corrects. Mais le reste est plutôt faux. Evidemment les nouveaux habitats d?Allemagne Unie se sont enrichis, sans blague :) Leur chomage a augmenté de quasi-zéro à 20-25 %. La plupart de leur industrie est partie en néant. Une bonne part de fonctionnaires d?Etat de RDA ont été virés, malgré qu?ils n?étaient pas toujours mauvais. Après plus de 20 ans de réunification l?Allemagne d?Est reste toujours considérablement plus pauvre. Pour ce qui concerne les réformes Hartz il faut pas oublier que sauf allemands d?Est L?Allemagne Unie a accueilli beaucoup d?immigration y compris sociale : allemands d?URSS, victimes de nazisme etc. Concernant vos paroles sur la formation communiste, c?est loin de vérité. Je connais pas bien l?Allemagne d?Est, mais pour ce qui concerne l?ex-URSS , je peux vous assurer que le nombre de gens qui croyaient aveuglement au communisme était très faible. Pour ce qui concerne le niveau d?éducation, le niveau d?éducation à l?URSS était plus fort que celui en France pour une bonne part des domaines, en particulier, dans les sciences exactes et naturelles.
Réponse de le 04/06/2013 à 9:54 :
@ ex-moscovite: Le chômage est un bon indicateur de l'enrichissement non-mérité et non-partagé. (Je ne m'expliquerais pas). L'ouverture vers l'est a été aussi une bonne chose; la partie non-ideologique de la formation y était parfois excellente. L'Allemagne de l'Ouest a acceuilli les victimes du communisme d'URSS également. Et je sais que certains n'ont jamais pu laisser derrière eux la terreur qui les hantait au plus profond d'eux-mêmes. N'oublions pas que la terreur de l'URSS n'avait aucunement besoin de ceux qui croyaient au "communisme". Au contraire. Et puis, je connais bien ce réflexe de parler nazisme quand le sujet est le communisme. Relativiser les horreurs des uns par les autres, c'est une forme de déni; et ça marche bien en Russie (et en France)!
Réponse de le 04/06/2013 à 12:26 :
@ déni de réalité : C?est vous qui avez un reflexe de faire parallèle entre nazisme et communisme :) Quand j?ai parlé des victimes de nazisme, je voulais juste dire que le système social a été fortement impacté non seulement par les conséquences de la réunification, mais aussi par une importante immigration sociale (les allocations pour ceux qui ont été reconnus comme victimes de nazi et leur descendants ont été assez élevées, d?auprès ce que je sais). Donc, c?est un cliché à vous :) > Pour ce qui concerne la terreur de l?URSS, c?est une question beaucoup plus complexe que les clichés habituels de l?époque de la guerre froide qui exagèrent son ampleur de plusieurs fois et ne font pas attension aux causes, acteurs, sources etc. > Pour ce qui concerne le chomage comme conséquence la richesse non-méritée, votre raisonement n'est pas évident. Un exemple simple : une bonne part de crises économiques, dont la hausse de chomage est la conséquence, était des crises de Sur-production, donc, sur-production de la richesse. Et le plus souvent ce sont les producteurs de richesse qui souffrent. Pour le cas d?Allemagne, les licencements massifs des fonctionnaires et les fermetures massives des usines sont des conséquences d?une richesse non-méritée, en sachant qu?avant la réunification la RDA était plus pauvre, mais en équilibre et avec un chomage zéro ?
a écrit le 03/06/2013 à 14:54 :
en quoi, l'Allemagne est-elle le modèle? de RIEN DU TOUT !!! on a pas de leçons à recevoir d'un pays qui mène à la précarité , à la misère une bonne partie de son peuple, et qui veut faire pareil avec les autres, pour que les banksters s'en mettent encore plus dans les poches !
Réponse de le 07/06/2013 à 10:22 :
L'allemagne RFA chouchoutée du temps de la guerre froide par les anglo-saxons profite de sa situation charnière car elle bénéficie aussi des liens anciens que la RDA avait avec les pays du COMECON , pays d'europe de l'est largement aidés par l'union européenne qui consomment allemand et fournissent du travail bon marché aux enteprises teutonnes ; mais le nombre relativement faible de ménages ayant des enfants allemands pose question pour l'avenir et montre la limite d'une politique déflationiste au niveau des salaires ; celà ne sert à rien de décrier l'allemagne mais il faudrait peut être aussi rééquilibrer nos relations avec nos voisins car nous devons bien plus à la grande-bretagne depuis le 19ième siècle et sa position sur les institutions d'europe est partagée par nombre de citoyens français malgré la position un peu béate d'une partie des politiques et des élites , alors que les médias ont une tendance à vouloir nous mêler de la politique intérieure britannique et vice-versa , il y a beaucoup de français travaillant sur cette île comme il y a beaucoup d'anglais qui s'installent chez nous ; si l'europe des 6 a prospéré nous le devons aussi à la présence britannique sur le continent ; hier ètait le 6 juin jour du débarquement allié quelle place a été donnée à cet évènement qui a permis de établir la paix et la démocratie en europe
Réponse de le 07/06/2013 à 16:42 :
En Allemagne de l'Ouest le parti communiste était interdit. Pas de CGT en Allemagne.
Les fonctionnaires n'ont pas le droit de grève.

Et puis en France depuis 40, il y a toujours les "zélites" pour leur servir la soupe
a écrit le 03/06/2013 à 12:08 :
Quelque soit le problème, c'est le système qui en est la cause.
La république permet d'être dirigé par des personnes qui se foutent royalement de nos destins, qui ne nous représentent pas, et font des lois fantoches pour les médias sans y mettre les moyens donc inefficace, sauf quand les lobbies leur graissent la patte.
À votre avis, pourquoi les problèmes (securité, dette publique, balance commerciale, chomage...) s'aggravent sans fin, c'est seulement que personne ne gouverne, car ils ont voulu être au pouvoir par affairisme et non altruisme.
Il peut être tant d'arrêter de se morfondre ou de se prendre la tête sur les incohérences du système, et de s'expatrier.
a écrit le 03/06/2013 à 11:44 :
L?Allemagne prépare ses jeunes à un travail, la France leur donne un savoir. C'est ainsi qu'on sacrifie chaque année des milliers de jeunes en leur faisant croire que des études de socio, psycho ou communication leur donnera un emploi valorisant !
Réponse de le 03/06/2013 à 13:56 :
et si le (les) jeunes sont très doués pour les études, et vous étant le parent d'un de ceux là, que feriez vous donc? ne les pousseriez vous pas à faire des études même si cela vous en coûte?? ! pourquoi faire un manuel (elle) contre son gré, sous prétexte qu'il le vaut mieux? Qui prouve cela?
Réponse de le 03/06/2013 à 17:31 :
Je ne dis pas que les sciences sociales ne peuvent pas mener à des résultats, mais hélas j'ai tellement vu ces derniers temps des sur-diplômés en sciences sociales galérer dans des emplois de catégories C de la fonction publique , que je déconseillerai ces filières.
a écrit le 03/06/2013 à 11:29 :
L'Allemagne montre surtout que le réalisme économique génère au final plus de richesses que de rêver des théories fumeuses. Même si il faut parfois passer par un passage difficile et peu bancable sur le plan électoral.
Contrairement à se que disent nos économistes sur le long terme une gestion sans déficits permet une croissance plus régulière (ex la Suisse un des rare état le plus souvent à l'équilibre). Sinon les intérêts d'emprunts finissent par étouffer le budget de l'état. Et la moindre altération des placements d'emprunts nous fait plonger (ex la Grèce).Une transition énergétique basée sur les fossiles/et les EnR est aussi nécessaire à moins de rêver d'avoir 0 catastrophe nucléaire. Une situation mythique jamais vue dans un pays nucléarisé.
L'état français vit avec 200 milliards annuels de plus que l'Allemagne on vois bien que ça ne peut perdurer.
On peut toujours continuer de rêver mais plus on le fera plus le réveil sera difficile, car plus l'effort à faire pour revenir à l'équilibre ou se mettre en sécurité sera difficile. Pour le moment on fait émerger une belle pyramide de Ponzzi sur le plan financier et sécuritaire.
a écrit le 03/06/2013 à 10:25 :
les elus comme les fonctionnaires respectent la devise l exemple vient du haut eux ont sur faire le menage du haut vers le bas
a écrit le 03/06/2013 à 10:20 :
La compétitivité est un passage obligé. Elle doit s'apprendre dès l'école, alors que la France veut la supprimer de l'école. La compétitivité ne signifie pas sélection ou couperet comme les français le croient, elle signifie seulement aspiration à s'améliorer en se mesurant aux autres, émulation bénéfique.
Réponse de le 03/06/2013 à 14:57 :
justement, la compétitivité n'est pas une bonne chose à l'école! encouragements, accompagnements mais pas entretenir la "compétitivité qui détruit plus qu'elle n'apporte ! et non, c'est loin d'être bénéfique !

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