Pas question pour Hermès de se retirer de la Bourse

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"Nous avons beaucoup d'actionnaires individuels fidèles et heureux. Nous ne voudrions pas les trahir", a-t-il déclaré en réponse à une question sur une éventuelle sortie de Bourse du groupe Hermès" souligne Guillaume de Seynes, directeur général adjoint du groupe et descendant du fondateur Thierry Hermès.

Faire sortir Hermès de la Bourse coûterait très cher et le maroquinier préfère rester coté pour satisfaire ses actionnaires individuels, a déclaré son numéro deux opérationnel au quotidien Il Sole 24 Ore daté de dimanche.

Guillaume de Seynes n'a en revanche rien dit sur la nouvelle holding qu'Hermès est en train de constituer pour contrer les visées de son concurrent LVMH, qui a révélé au mois d'octobre détenir plus de 17% de son capital.

"En effet, nous ne sommes pas allés en Bourse, comme cela se fait d'habitude, pour obtenir des financements - nous n'en avons pas besoin - mais pour assurer aux actionnaires familiaux la liquidité de leurs titres", a déclaré Guillaume de Seynes, directeur général adjoint du groupe et descendant du fondateur Thierry Hermès, au quotidien italien.

"Aussi, l'idée a-t-elle son charme, mais, comme vous le dites vous-même, a un coût très élevé. Ensuite, nous avons beaucoup d'actionnaires individuels fidèles et heureux. Nous ne voudrions pas les trahir", a-t-il déclaré en réponse à une question sur une éventuelle sortie de Bourse du groupe Hermès.

Le rachat des minoritaires pourrait coûter jusqu'à quatre milliards d'euros, a calculé Il Sole. La capitalisation boursière d'Hermès se monte à 16,6 milliards d'euros.

A la suite de la décision des actionnaires familiaux de rassembler plus de 50% du capital d'Hermès au sein de la nouvelle holding, les actionnaires familiaux d'Hermès ont déposé début décembre une demande de dérogation auprès de l'AMF pour les dispenser de lancer une OPA sur l'ensemble du capital du sellier de luxe.

A ce jour, les trois branches héritières du fondateur Thierry Hermès, Dumas, Puech et Guerrand, détiennent environ 73% du capital du groupe, une participation disséminée entre une soixantaine de personnes qui ne sont liées par aucun droit de préemption ou pactes d'actionnaires.

Pour certains acteurs du dossier, le projet de holding change la donne pour les actionnaires minoritaires qui, outre LVMH, détiennent aujourd'hui environ 10% du capital.

L'Association de défense des actionnaires minoritaires (Adam) a fait savoir qu'elle ferait appel en justice si l'AMF accordait une dérogation d'OPA à Hermès.

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